Et si un produit anti-moustiques était le remède contre le coronavirus ?

Et si un produit anti-moustiques était le remède contre le coronavirus ?
Une surprenante étude révélée au Royaume-Uni met en exergue le potentiel d'un traitement anti-moustiques face à la pandémie de coronavirus. Est-ce vraiment fiable ?

Depuis l’apparition du coronavirus en Chine en fin d’année 2019, les chiffres de la pandémie donnent le tournis. On compte désormais plus de 830 000 morts à travers le monde et plus de 24 millions de cas répertoriés. La recherche d’un remède ou d’un vaccin se révèle pour l’heure sans résultat. Mais le Royaume-Uni a dévoilé une surprenante étude.

L’eucalyptus face au coronavirus ?

C’est le ministre de la Défense britannique qui vient de dévoiler ces surprenantes données. Selon les scientifiques, un produit anti-moustiques, dont la substance active principale vient de l’eucalyptus, s’est révélée efficace contre le coronavirus. De quoi s’agit-il ? Il ne s’agit pas de boire le produit ou de l’injecter. On se souvient que Donald Trump avait fait polémique lorsqu’il proposait d’injecter du détergent dans le corps des malades pour les soigner.

A la base de cette étude, la volonté britannique d’évaluer l’effet anti-viral du répulsif anti-insectes Mosi-guard Natural, raconte RTL. Il a donc été appliqué sur un échantillon du virus sous forme de goutte, mais aussi sur une peau synthétique en latex. Dans les deux cas, il a permis de démontrer son efficacité face au virus. 

Une étude à prendre avec prudence

Attention toutefois, il ne s’agit pas d’une étude qui a été validée par des scientifiques. L’objectif est de pouvoir lancer des recherches sur différents organismes qui pourraient avoir un effet face au coronavirus, notamment pour ce qui est de la désinfection des surfaces.

Il est évident qu’un tel produit n’aurait pas d’efficacité pour les patients qui sont déjà touchés et se trouvent en réanimation, ou bien qui font face à des problèmes graves. Dans ce registre, aucune solution n’a encore été trouvée. Malgré les certitudes affichées par le professeur Didier Raoult, son traitement à base de chloroquine ne se révèle pas efficace. Au contraire, il pourrait même aggraver les symptômes. C’est la raison pour laquelle Olivier Véran a mis fin aux tests menés en France au mois de mai.

Par ailleurs, la recherche pour un éventuel vaccin se poursuit un peu partout sur la planète, mais il faudra sans doute attendre plusieurs mois avant qu’il ne soit prêt.

Plus sur le sujet