210000 euros d’aides détournés pour se faire refaire les seins

210000 euros d’aides détournés pour se faire refaire les seins
Une Française a inventé 50 salariés dans son entreprise pour obtenir plus de chômage partiel et a ainsi détourné 210000 euros grâce à une arnaque. Aussitôt réinvestis dans la chirurgie esthétique.

En voilà une qui a tout compris aux arnaques ! Voyant dans la crise du coronavirus une aubaine financière, une gérante d’institut de beauté a réussi à détourner plus de 200 000 euros d’aides.

Pendant le confinement, elle a ainsi déclaré avoir dû mettre 50 salariés en chômage partiel. Il suffisait à l’époque, comme le rapporte LCI d’une simple déclaration sans aucun justificatif.

Elle s’est vu remettre 210 000 euros d’aides sans difficultés dans un premier temps mais a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre. Son salon de beauté situé en Seine-Saint-Denis n’employait en réalité aucun salarié et était en grande difficulté.

L’arnaque finalement repérée

Le chiffre de 50 salariés a fini par attirer l’attention des autorités. La jeune femme s’est fait arrêter le 8 septembre dernier. Elle a été placée en garde à vue pour des soupçons d' »escroqueries au détriment d’un organisme de protection sociale ou d’un organisme chargé d’une mission de service public ».

Mais trop tard pour récupérer l’argent qu’Ami K. a su employer rapidement. 12 000 euros sont ainsi passés dans des opérations de chirurgie esthétique. Grâce à l’aide de l’État, la jeune femme arbore désormais un fessier et des seins bien rebondis.

123 500 euros envolés dans la nature

Une fois qu’elle a eu fini de prendre soin d’elle, Ami K. s’est occupée des aspects matériels de sa vie. 35 000 euros ont été dépensés pour une belle voiture, un montant inconnu dans des vêtements et articles de luxe… La jeune femme a également pensé à ses enfants : 25 000 euros sont partis dans leurs frais de scolarité et 90 000 euros sur leurs comptes bancaires.

Si les autorités ont pu récupérer une partie de la somme, ce sont quand même 123 500 euros qui ont été perdus dans cette arnaque. Ami K. qui a plaidé une santé mentale fragile, est désormais attendue le 22 octobre au Tribunal judiciaire de Paris.

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