David Séchan, né dix minutes avant Renaud, a longtemps essayé d’agir. Avec la première femme du chanteur, Dominique Quilichini, la mère de Lolita, ou encore leur frère Thierry, l’éditeur musical a tout tenté. Leurs parents et des amis proches ont aussi essayé de l’aider, en vain.

Auprès des journalistes de Midi Libre, ce dimanche 24 mai 2026, l’écrivain de 74 ans a fait de rares révélations sur cette période difficile. "Au début, ça fait très, très mal. De plus en plus mal. Jusqu'au moment où on baisse les bras", a-t-il notamment confié. Les visites à La Closerie des Lilas, une brasserie parisienne, où l’interprète de Mistral gagnant s'était installé, l’ont particulièrement marqué.

David Séchan revient sur les ravages de l’alcool dans la vie de Renaud

Les addictions ont pesé sur les deux mariages du chanteur. Son jumeau le retrouvait souvent silencieux, enchaînant les verres. "Il était dans un état catatonique (…) Ça ne servait à rien que je sois là", confie-t-il. Ainsi, ses proches ont dû accepter la situation. "C'était très, très compliqué. Et puis, à un moment, il fallait qu'on se protège. Nous-mêmes", reconnaît-il.

David Séchan a également évoqué la séparation de Renaud avec Dominique Quilichini, à la fin des années 1990. "C'est dramatique", fait-il savoir. Et malheureusement pour son frère, l’histoire s’est répétée avec Romane Serda, la mère de Malone. Six ans après leur mariage en 2005, elle s’est aussi éloignée de lui pour se protéger.

Après sept ans d’absence, le fils d’Olivier Séchan a ensuite fait son retour en 2016 avec l'album Toujours debout. Et son jumeau n’a pas tari d’éloges pour lui. "Il a fini par rebondir. C'est fou. Renaud, c'est un phénix. C'est comme ça. C'est mon frère. C'est un monstre. Je le lui ai dit. Le monstre humain de la chanson", confie-t-il.

"Il est stabilisé"

Même si David Séchan a évoqué des rechutes passées, il a affirmé que Renaud est sobre depuis deux ans. Sa troisième épouse Cerise et sa fille Lolita sont présentes pour lui. Et il suit également un traitement. "Il est stabilisé, disons, par une sorte de camisole chimique qui le maintient, contre les bouffées délirantes", conclut-il.  

Un équilibre fragile, mais réel.