Philippe Lellouche n’est plus à présenter. Comédien, il a incarné avec brio une multitude de personnages tout au long de sa carrière. Et au fil des années, l’ex-candidat de Danse avec les stars a ajouté d’autres cordes à son arc. Celui qui est apparu dans la série Clem est aussi à la présentation de l’émission Top Gear sur RMC Découverte.
À l’âge de 60 ans, l’ancien partenaire de scène de Gad Elmaleh dans L’invitation et de Matt Pokora dans Les Grandes Ambitions a lancé son premier one-man-show baptisé Stand Alone. L’artiste donne également rendez-vous à ses fans au Théâtre de la Sinne, à Mulhouse, à partir du 14 avril 2027, pour la présentation de sa pièce Le temps qui reste.
Sur les ondes d’Europe 1, ce mercredi 17 juin 2026, le comédien s’est confié sur ses projets professionnels. Et il a profité de l’occasion pour évoquer l’humour en France. Selon lui, certains humoristes cherchent aujourd’hui à donner des leçons au public au lieu de seulement faire rire.
"Vaut mieux être drôle que d'être moralisateur…"
Face à Pascal Praud, Philippe Lellouche n’a pas mâché ses mots. Connu pour son franc-parler, il a déclaré : "Il y a une petite mode, beaucoup chez les humoristes dits de gauche, de faire la morale". Il a ensuite rappelé cette phrase de Molière qui disait : "Au théâtre, toute morale directe est à prescrire".
Pour Philippe Lellouche, ces humoristes profitent du feu des projecteurs pour donner leurs avis sur des sujets sensibles. "Si on veut faire passer des messages, vaut mieux être drôle que d'être moralisateur, ça c'est ch*ant", lance-t-il. Et de poursuivre : "On ne vient pas à un spectacle pour se prendre une leçon de bienséance, ou de bien-pensance. En revanche, il y a des types qui vont sur des sujets extrêmement tordus, mais qui s'en sortent très très bien parce que c'est drôle. Quand c'est drôle, il n'y a rien à dire".
Philippe Lellouche évoque le cas de Coluche
Même si certains sujets ne lui plaisent pas, le quinquagénaire estime que certains de ces humoristes sont talentueux. "Voilà, il m’a fait rire, je reconnais le talent, je n’aime pas le rire qu’il déclenche chez moi, mais je reconnais qu’il est bon", explique-t-il.
Bon, Coluche avait ça, mais Coluche, des fois, s’interrogeait lui-même, il faisait un sketch qui s’appelait le CRS arabe, où il disait : "Je doute parfois de la qualité des rires dans la salle". Voilà, bon, mais ça c’est du génie, parce que lui, évidemment, on ne peut pas imaginer que Coluche ait des sentiments...
Philippe Lellouche est ensuite revenu sur la relation entre Coluche et Thierry Le Luron. Bien qu’ils aient eu des opinions politiques très différentes, cela ne les avait pas empêchés d’organiser un faux mariage parodique en 1985. Une complicité qui a marqué les esprits.