Patronne des Écologistes depuis 2022, Marine Tondelier est connue pour son opposition au Rassemblement national. La femme politique, âgée de 39 ans, a d’ailleurs été choisie pour représenter son parti à l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, elle a été contrainte d’interrompre son tour de France en raison de sa grossesse et des incendies en Gironde.
La conseillère régionale des Hauts-de-France a aussi fait parler d’elle en critiquant publiquement le vote d’une loi d’urgence agricole et des dérogations sur les pesticides. Visiblement remonté, Régis Desrumaux, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) de l’Oise, s’en est violemment pris à elle sur Facebook. La femme politique n’a cependant pas l’intention d’en rester là.
Marine Tondelier dénonce une banalisation des insultes sexistes
Sur Facebook, Régis Desrumaux a partagé une publication de la responsable écologiste dans laquelle elle critiquait "les agro-industriels de la FNSEA qui fêtent au champagne le vote de la loi d'urgence agricole". Le responsable syndical n’a pas mâché ses mots en commentant ce post.
"Je n’ai qu’un seul mot qui me vient immédiatement en tête... Grosse sal*pe. Ah mince ça fait deux", lâche-t-il. Sans surprise, sa publication a suscité de nombreuses réactions. Sur le réseau social X, anciennement Twitter, Marine Tondelier a aussi réagi à cette polémique, ce jeudi 30 juillet 2026.
La cheffe des Verts a pris la parole pour régler ses comptes avec Régis Desrumaux. Elle a dénoncé les propos de cette figure du monde agricole. "C'est ce que vivent tant de femmes au quotidien en France. Insulter les femmes avec des propos sexistes est tellement normalisé dans notre pays qu'on peut dire "grosse sal*pe" à une candidate à la présidentielle", déplore-t-elle.
"J'attends des excuses publiques"
Dans la suite de sa publication, Marine Tondelier a souligné que cette insulte représente "la plus utilisée par les hommes dans le harcèlement public envers les femmes". Elle a aussi pointé du doigt l’absence de réactions médiatiques et politiques face à cette situation.
Les Écologistes dans les Hauts-de-France ont toutefois pris sa défense. "Le désaccord politique n’autorise jamais les attaques misogynes. Nous les condamnons avec la plus grande fermeté", peut-on notamment lire.
Par ailleurs, Marine Tondelier a annoncé vouloir engager des poursuites contre Régis Desrumaux. Elle a réclamé des excuses publiques de la part du président de la FDSEA. Dans le cas contraire, elle portera l’affaire devant la justice. "On est ensemble et on ne se taira pas", conclut-elle. Le message est passé !