Gabriel Attal est un politicien ouvertement homosexuel. Il en parle même dans son livre En homme libre, publié ce 23 avril 2026.
Des extraits de celui-ci, notamment sur sa vie sentimentale, ont été partagés dans la presse et, depuis, "un torrent d’homophobie s’est déversé sur (les) réseaux sociaux" de l’homme politique. C’est en tout cas les propres dires du célèbre député français sur son compte Instagram le 21 avril dernier.
Dans ce contexte, Gabriel Attal n’a pas hésité à partager un carrousel des commentaires homophobes qu’il a pu recevoir ces derniers jours, dressant un constat alarmant en 2026.
Gabriel Attal face aux remarques homophobes
"Ne jamais s’habituer", c’est avec cette phrase qu’il a débuté la légende de son post dénonçant les remarques déplorables qu’il a pu recevoir au sujet de ses préférences amoureuses.
"Caricatures, montages, insultes, propos orduriers, menaces… tout y est. De la remarque faussement piquante à la vulgarité la plus crasse, c’est toute la gamme de la haine qui est jouée dans des milliers de messages", a-t-il déclaré, avant de souligner la chance qu’il avait malgré tout en évoquant sa famille et ses amis qui le soutiennent face à ce flot d’injures.
S’il dit ne plus vraiment être atteint par les insultes auxquelles il n’est que trop habitué, il a décidé de prendre la parole pour se mettre au service d’un combat plus grand, qui concerne de nombreuses personnes.
Carla Bruni apporte son « soutien total » à Gabriel Attal
Tout comme lui, ils sont plusieurs à ne pas pouvoir vivre pleinement leur vérité sous peine d’être la cible d’injures ou même de violences.
"Sur les réseaux sociaux, l’homophobie prospère en liberté. Et chaque jour, des jeunes, qui hésitent à assumer qui ils sont, se font traquer et injurier en ligne. Chaque jour, des femmes et des hommes qui ont le courage d’assumer qui ils sont, reçoivent des flots de commentaires dégradants, menaçants. Chaque jour, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes ont peur. Peur que la haine en ligne se transforme en coups ou en traquenards. Peur d’assumer qui ils sont, qui ils aiment. Peur du regard des autres. Et à la fin, peur et honte d’eux-mêmes et de ce qu’ils ressentent. Parfois jusqu’à l’irréparable", a-t-il déclaré, expliquant alors qu’il continuera à traquer l’homophobie pour toutes celles et ceux qui ne cessent de la subir.
"Alors, je continuerai à assumer, sans honte, qui je suis. Et je continuerai à aimer notre pays, la France, plus que jamais. Car la France, ça n’est pas eux. Les Français, ce ne sont pas eux. Notre pays est ouvert, tolérant. La grande majorité de nos concitoyens rejette toute forme de discrimination. C’est bien cela ce que ces haineux ne supportent pas. Et c’est bien pour cela que nous ne leur laisserons pas une seconde de répit. Jusqu’à ce que la honte change de camp".
Cette prise de parole a été saluée par de nombreux internautes et des personnalités publiques comme Baptiste Giabiconi, mais aussi Carla Bruni. Cette dernière a alors écrit en commentaire : "Soutien total".
De quoi conforter Gabriel Attal dans son combat ô combien important et encore tristement nécessaire.
Alex V.