Dans les colonnes du Parisien, Florence Bernard, une ancienne ouvrière chez Henry Jullien, laisse entendre que les lunettes d’Emmanuel Macron ne sont pas "100 % françaises". Après le rachat de l'entreprise par l’italien iVision Tech en 2023, les plans auraient été délocalisés en Italie, enlevant ainsi l’identité artisanale de la marque.
Les lunettes d’Emmanuel Macron sont devenues virales
Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron fait face à un souci à l’œil identifié comme une hémorragie sous-conjonctivale. Sans gravité, cette affection reste néanmoins très visible, ce qui l’a conduit à multiplier les apparitions publiques avec des lunettes.
Un détail qui n’a pas échappé au public. En effet, les lunettes de style aviateur ont rapidement suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Cet accessoire, devenu omniprésent, a même propulsé le fabricant sous les feux des projecteurs. Il s’agit de la maison Henry Jullien qui est implantée dans le Jura.
L’entreprise iVision au cœur d’une polémique
En 2023, l'entreprise Henry Jullien a été rachetée par le groupe italien iVision. Un changement qui, selon certaines anciennes salariées, a profondément bouleversé l’organisation interne. Florence Bernard, l’une de ces anciennes salariées, a ainsi confié que les nouveaux dirigeants auraient transféré en Italie des éléments essentiels liés à la conception des lunettes.
“Au bout de six mois, ils ont emmené tous les plans des lunettes en Italie. On a eu le sentiment que notre savoir-faire ne les intéressait pas”, a-t-elle affirmé au Parisien. Un an après le rachat, quatre employées françaises ont été licenciées.
L’avocat des salariées, Me Philippe Métifiot-Favoulet, a également pris la parole pour exprimer son indignation. “Je suis étonné que les équipes du président de la République n’aient pas porté plus d’attention à la production. Pour moi, Henry Jullien est désormais une coquille vide”, a-t-il déclaré.
De son côté, iVision réfute ces accusations. L’entreprise assure que les lunettes portées par Emmanuel Macron sont bien “100 % françaises” et qu’elles ont été intégralement fabriquées à Lons-le-Saunier.
Son PDG, Stefano Fulchir, assure que la production a été relancée après le rachat et qu’un équilibre a été trouvé “entre le made in France et le made in Italy”. Une version confirmée en partie par Florence Bernard elle-même, qui se souvient de “les avoir terminées et envoyées à l’Élysée”.