Ségolène Royal était l’invitée des Grandes Gueules ce mardi 6 octobre. La candidate à la primaire de la gauche a notamment été interrogée sur la mobilisation actuelle des lycéens.
Ségolène Royal prend la défense des lycéens
Un échange tendu a rapidement opposé l’ancienne ministre à Zohra Bitan. Cette dernière a insisté sur la nécessité de rétablir l’autorité et de sanctionner les jeunes responsables de violences. « Quand on aime nos jeunes madame Ségolène Royal, on les punit ! On ne peut les laisser sans règles et sans punitions. Sinon, on les sacrifie », a notamment lancé Zohra Bitan.
Ségolène Royal a reconnu l’importance de l’autorité. Elle a toutefois refusé la description d’une jeunesse présentée comme responsable des violences. « L’autorité, bien évidemment, l’autorité éducative et l’ordre juste en particulier », a-t-elle répondu.
Avant de poursuivre : « Sauf que la description que vous venez de faire de la jeunesse est intolérable. Vous avez présenté les jeunes tous comme des casseurs, tous des délinquants. »
« L’éducation, elle se fait aussi par l’exemple »
Ségolène Royal a ensuite choisi d’élargir le débat. Pour elle, les adultes doivent également réfléchir à l’exemple qu’ils donnent aux jeunes. « L’éducation, elle se fait aussi par l’exemple », a-t-elle lancé.
C’est à ce moment-là que Nicolas Sarkozy s’est retrouvé, malgré lui, au cœur de son intervention. Sans prononcer son nom, Ségolène Royal a fait référence à sa situation judiciaire. « Quand les jeunes voient certains adultes… Quand on a un ancien président de la République qui est en prison, vous croyez que les jeunes disent : “Mais qu’est-ce que c’est que ce monde dans lequel on vit ?” », a-t-elle déclaré.
Une séquence que les Grandes Gueules ont d’ailleurs retenue dans les extraits de l’émission.
Et de poursuivre : " Quand l'exemple des adultes, c'est de tabasser les Gilets jaunes, les pompiers, les infirmières, les agriculteurs... Quand l'exemple des adultes, c'est d'avoir effondré le niveau scolaire, avec le classement PISA qui s'effondre... Les jeunes ont aussi un sentiment d'injustice quand ils voient 60 milliards de dividendes versés aux actionnaires et qu'il n'y a plus de profs devant les classes."
L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 estime ainsi que la colère d’une partie de la jeunesse traduit une demande de justice. « Les jeunes, ils ont soif de justice, ils ont soif de vérité », a-t-elle conclu.
Un échange qui a fait réagir... Nicolas Sarkozy répondra-t-il à ce tacle ?
La rédaction