Après David Lisnard, dont l’échange tendu avec une jeune étudiante a fait couler beaucoup d’encre, c’était au tour de Bruno Retailleau d’être l’invité de David Pujadas dans La Grande Confrontation, sur LCI, ce jeudi 22 octobre.

Bruno Retailleau face à une lycéenne en colère

Parmi les intervenants présents au cours de la soirée figurait May, une lycéenne qui n’a pas mâché ses mots face au candidat à la présidentielle. Présente lors des manifestations du 17 octobre, elle a affirmé avoir été aidée par des casseurs.

« Les casseurs, par exemple, eux, c’est eux qui m’ont aidée à me relever quand je me suis fait tabasser le 17 », a-t-elle expliqué, sans manquer de remercier ceux qui lui étaient venus en aide. De quoi faire réagir Bruno Retailleau. L’ancien ministre a tenu à rappeler les conséquences des dégradations pour les commerçants.

« Il faudra le dire aux commerçants. Il y en a qui sont quasiment ruinés. Faudra leur dire. Vous vous en rendez compte ? Une vie de travail ! Une vie de travail ! Et alors, on dit : il y a les assurances, sauf que les assurances, la vétusté… », a-t-il souligné, avant d’être interrompu.

"S’il faudra que je le fasse, que je vous remette à votre place..."

La lycéenne a alors tenu à préciser le sens de ses propos. « Je n’ai jamais dit que je les remerciais de casser des trucs ! Est-ce que j’ai dit ça à un moment ? Je crois pas ! (…) Je les ai remerciés de m’avoir aidée quand je me suis fait fracasser le crâne et la cuisse par des CRS. Mais j’ai toujours été contre eux, et je suis la première à aller m’embrouiller contre eux devant mon lycée ou que ce soit en manifestation (…) Et comme vous, s’il faudra que je le fasse, que je vous remette à votre place pour que vous compreniez que… », a-t-elle lancé avant d’être interrompue par David Pujadas.

Le journaliste est alors intervenu pour rappeler les règles de l’échange. « Non, on avait dit le respect, donc vous êtes libre de vos propos, mais personne ne remet quelqu’un d’autre à sa place… », a-t-il souligné.

Face à lui, Bruno Retailleau s’est contenté de répondre : « Je ne le prends pas comme une marque d’irrespect. Il n’y a pas de problème. »

Cet échange a suscité des réactions sur les réseaux sociaux. Alors que de nouvelles manifestations sont prévues ce samedi 24 octobre, les tensions restent vives.