Une décision qui fait couler beaucoup d’encre. Mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, Patrick Bruel a récemment obtenu un allègement de son contrôle judiciaire. Mediapart révélait que l’interprète de Casser la voix avait été autorisé à quitter le territoire national.
Ainsi, selon plusieurs témoins, le chanteur aurait été aperçu plusieurs fois « à l’étranger, dans un couloir d’aéroport ou dans un hôtel ». Des révélations qui ont provoqué la colère.
La mise au point des avocats de Patrick Bruel
Face à la polémique, Maîtres Céline Lasek, Fanny Colin et Christophe Ingrain, les avocats de Patrick Bruel, ont décidé de faire une mise au point. C’est via un communiqué transmis à RTL qu’ils ont indiqué, dans un premier lieu, que Patrick Bruel était “de retour en France après un bref séjour à l’étranger”. S’ils n’en précisent pas davantage sur ce séjour, ils soulignent toutefois que leur client n'a bénéficié d'"aucun passe-droit".
Les trois avocats rappellent également que le chanteur ne présente "aucun risque de fuite”, ce dernier ayant répondu à toutes les convocations de la police et de la justice.
La colère de l'avocate de Flavie Flament
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’allègement du contrôle judiciaire de Patrick Bruel a été très critiqué. Me Corinne Hermann, avocate de Flavie Flament et de cinq autres plaignantes, a réagi à cette décision au micro de RTL. Et elle n’a pas caché sa colère : « Le message qu'on leur envoie est inadmissible, il est incompréhensible. Toutes ces femmes qui portent plainte pour des crimes, qui ont eu le courage de parler, qui ont eu le courage de libérer leur parole, ne comprennent pas cette légèreté de la justice ».
L’affaire est loin d’être terminée. En effet, le parquet général de la cour d’appel de Versailles a fait appel de cette décision. Le 14 août dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles s’est réunie et rendra sa décision le 16 septembre prochain.
Patrick Bruel conteste fermement les accusations dont il fait l’objet. Le chanteur demeure présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision judiciaire définitive.