Visé par trois enquête judiciaires pour viol et/ou agression sexuelle, Patrick Bruel fait actuellement l’objet de nouvelles accusations. Ce vendredi 15 mai 2026, Flavie Flament s’est emparée de ses réseaux sociaux pour annoncer avoir porté plainte pour viol contre le chanteur, qui aurait "pillé" son "adolescence". Selon les propos de l’animatrice, âgée d’à peine 16 ans à l’époque, les faits se seraient déroulés au domicile parisien de la star, déjà trentenaire, en 1991.

Alors qu’il a d’abord préféré ne pas évoquer publiquement cette affaire et s'exprimer uniquement par le biais de ses avocats, Patrick Bruel a pris la parole ce dimanche 17 mai. Mais sa version est complètement différente de celle de Flavie Flament puisqu’il affirme avoir eu une brève relation avec elle.

"J'ai rencontré Flavie Flament dans les années 90. Ma carrière avait commencé, elle débutait la sienne. Nous nous sommes croisés, nous nous sommes revus quelques fois, nous avons eu ensemble une brève histoire" a-t-il écrit, dans un long texte publié sur Instagram.

Et de préciser que cette relation n’avait été "ni violente, ni contrainte, ni sournoise" :

Il n'y eut ni viol, ni drogue. Je ne l'ai jamais maltraitée, ni abandonnée devant un 'hôtel sordide' (…) Je ne comprends pas pourquoi, soudainement aujourd'hui, Flavie Flament raconte une histoire différente et sordide, et porterait plainte contre moi. Je sais simplement que cette histoire est fausse.

A assuré Patrick Bruel, qui garde foi en la justice et compte bien obtenir réparation.

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Patrick Bruel @ Bertrand Exertier

Une défense peu convaincante

Bien évidemment, le message de Patrick Bruel n’a pas échappé à Flavie Flament, qui a tenu à lui répondre en empruntant les mots de Jean-Michel Aubry. En effet, l’ancien manager d'artistes devenu ambassadeur du mouvement MeeToo Médias a immédiatement réagi lorsque l’affaire a éclaté au grand jour, soulignant un point précis.

Bruel fait un communiqué pour ne répondre qu'à la plainte de Flavie Flament et aux demandes des associations féministes. Zéro considération pour la trentaine d'autres femmes qui le mettent en cause. Elles ne sont rien pour lui.

Le cofondateur du collectif @musictoofrance, qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l'industrie musicale française, espère également "que d'autres femmes connues pourront témoigner sur son propre terrain, sur sa réputation, sa renommée qui intime chaque jour le silence aux "petites mains" qui ont gardé le silence trop longtemps en raison de ce déséquilibre de notoriété et donc de soutien".

À ce titre nous ne devons ni l'applaudir, ni le rémunérer, ni le mettre en contact avec nos sœurs, et nos filles. Artistes, techniciennes, masseuses, attachées de presse, bénévoles.

Une publication relayée intégralement par Flavie Flament dans sa story Instagram et qui fait office de droit de réponse aux déclarations de celui dont la prochaine tournée pourrait bien être compromise.

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@Instagram

Des actes trop longtemps ignorés ?

Le 18 mars 2026, Mediapart publiait un premier article dans lequel huit femmes ont accusé Patrick Bruel d’agression sexuelle, de viol ou de tentatives de viol. "Quelques minutes après, j’ai reçu un message de Flavie Flament qui me dit : "Je dois vous parler". J’ai compris que c’était en lien avec cette affaire", s’est souvenue la journaliste Marine Turchi.

C’est anonymement, sous le pseudonyme d’Eva, que Flavie Flament est intervenue dans le second volet de l'enquête, paru le 7 mai dernier. Cette fois-ci, ce sont quinze autres victimes présumées qui ont dénoncé des faits qui auraient eu lieu entre 1991 et 2019.

Flavie Flament veut témoigner en soutien pour les autres femmes, c’est sa démarche et c’est le combat de sa vie puisque déjà, il y a dix ans, elle avait pris la parole sur le photographe David Hamilton.

A expliqué Marine Turchi.

Pour rappel, dans son livre La Consolation sorti en 2016, l’ex-femme de Benjamin Castaldi accuse sans le nommer le photographe britannique, qui a mis fin à ses jours la même année, de l’avoir violée quand elle avait seulement 13 ans.

Au cours d’une interview accordée à Mediapart en mars 2024, Flavie Flament avait déjà fait comprendre qu’elle n’avait pas tout dit dans son ouvrage :

Il est évident que depuis la sortie de La Consolation, il y en a qui ne dorment pas tranquilles.

Faut-il s’attendre à de nouvelles révélations ? Affaire à suivre…