C’est ce 17 février que sort en librairie Et la joie de vivre (éd. Flammarion), le livre de Gisèle Pélicot. De 2011 à 2020, elle a été droguée à son insu par son mari, Dominique Pélicot, qui a permis à plus de cinquante hommes de la violer.
En 2024, Dominique Pélicot a été condamné à vingt ans de prison pour viol aggravé. Cinquante autres hommes impliqués ont écopé de peines allant de trois à treize ans.
Aujourd’hui, Gisèle Pélicot se reconstruit. Son ouvrage revient sur son histoire “et celle de sa courageuse décision de rendre public le procès de ses agresseurs, encourageant par son geste toutes les victimes à ne plus jamais avoir honte”.
"On a repris contact"
À l’occasion de la sortie de ce livre, Gisèle Pélicot a donné plusieurs interviews dans les journaux, à la télévision et à la radio. Elle s’est notamment confiée à Marc-Olivier Fogiel, sur RTL, où elle est revenue sur sa relation avec sa fille, Caroline Darian. En effet, cette dernière révélait au mois de mars dernier ne plus parler à sa mère.
Mais si leur relation semblait tendue, elles se sont rapprochées depuis. “On a repris contact juste avant Noël, parce que j’ai subi une intervention, encore liée à ce papillomavirus que m’ont donné ces individus. Elle a pris de mes nouvelles pour savoir comment j'allais (...) J'étais contente qu’elle m’appelle”, a confié Gisèle Pélicot à Marc-Olivier Fogiel.
Et de poursuivre : “On a renoué, mais je sais qu’elle est encore en extrême souffrance”.
Les confidences particulièrement émouvantes de Caroline Darian
Des retrouvailles que Caroline Darian a évoquées face à Carla Ghebali dans son podcast Carla pour toi, diffusé sur YouTube. “On se parle parce qu'on arrive à dialoguer à nouveau”, a confié la fille de Gisèle Pélicot, qui semblait particulièrement émue d’évoquer le sujet. "Et ça, c'est important pour vous ?”, lui a alors demandé Carla Ghebali. Ce à quoi elle a répondu : "Évidemment, parce qu'il ne me reste plus qu'elle.”
Et de révéler les raisons qui l’ont poussée à parler à nouveau à sa mère :
Je l'ai contactée parce que j'ai su qu'elle avait des problèmes de santé. C'était l'année dernière, en fin d'année. Je me suis dit : si jamais elle part, si jamais elle était vraiment gravement malade, ce qui pourrait arriver avec tout ce qu’elle a vécu quand même . Donc j’ai pris parti de l’appeler et j’ai beaucoup pris sur moi, car moi, je suis un peu un tank, et ma mère, elle n’aime pas les conflits. Pour ma mère, c'est très compliqué d'avoir à entendre sa fille en souffrance. Je peux le comprendre.
Aujourd’hui, la mère et la fille tentent de sauver cette relation brisée par un homme...