Moha La Squale va-t-il prochainement faire son retour à l’ombre ? Selon les informations du journal Ouest-France confirmées par Le Figaro, le rappeur a été interpellé ce mercredi 27 mai, à son domicile du XVIIIème arrondissement de Paris. La police est intervenue vers 4 heures du matin, après avoir été alertée par les voisins qui ont signalé des bruits de coups, ainsi que des cris et des appels à l’aide d’une femme.

Refusant d'abord d’ouvrir la porte aux forces de l’ordre, Mohammed Bellahmed, de son vrai nom, a tenté de s’enfuir par les toits mais a été rapidement rattrapé, avant d’être placé en garde à vue pour violences conjugales. Quant à la victime, choquée, celle-ci a été prise en charge.

Toujours d’après Le Figaro, les voisins de Moha La Squale se plaignaient depuis déjà plusieurs semaines de son manque criant de savoir-vivre, lui reprochant notamment des "tapages nocturnes réguliers, insultes aux résidents, demandes insistantes aux femmes de l’immeuble de monter avec lui dans l’ascenseur". Il aurait également "régulièrement refusé d’ouvrir la porte de l’immeuble à sa compagne via l’interphone, obligeant celle-ci à sonner chez les voisins, parfois à des heures indues", apprend-t-on dans le quotidien.

Un homme violent

Ce n’est pas la première fois que Moha La Squale a affaire à la justice, pour des faits de violences conjugales. En 2020, six femmes avaient déposé plainte contre lui, pour violences par conjoint, agression sexuelle, menaces de mort et séquestration.

Les plaignantes avaient "unanimement" décrit le "double visage" de celui qui a partagé leur vie, à la fois "doux, gentil, affectueux" mais qui pouvait aussi "vriller en une seconde et devenir cette autre personne, jalouse, colérique, capricieuse, impulsive, violente et paranoïaque", avait ajouté la procureure, qui a également souligné "une absence totale de remise en question".

Placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, il s’était cependant permis une escapade en Allemagne, avec son bracelet électronique à la cheville. Une petite liberté qui lui a valu d’être immédiatement placé en détention provisoire, une fois remis aux autorités françaises par la police allemande.

Une sanction inutile ?

Le 5 juillet 2024, à l'issue de quatre jours d’audience, l’interprète de Santa Monica a écopé de quatre ans de prison, dont trois ans ferme, et un an de sursis probatoire pour violences conjugales. En outre, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à verser plus de 30.000 euros de dommages-intérêts aux parties civiles et environ 15.000 euros de frais d'avocat. Après avoir purgé une partie de sa peine lors de sa détention provisoire, il était sorti de prison en décembre 2025.