À 61 ans, Kad Merad n’a plus rien à prouver. Véritable star en France, l’humoriste et comédien a connu un succès incroyable en 2008 avec Bienvenue chez les Ch’tis. Il croyait alors en la possibilité de s’exporter aux États-Unis, comme son camarade Omar Sy après le succès d’Intouchables en 2011.
Celui qui était déjà l’heureux vainqueur d’un César pour Je vais bien, ne t’en fais pas a finalement vu son rêve tomber à l’eau, comme il l’a expliqué à Guillaume Pley dans son émission Legend.
"Je ne crois pas avoir eu un moment où j’ai pété les plombs. (...) J’ai un certain âge quand le succès énorme arrive, plus de 40 ans. C’est le succès qui va tout balayer", a confié Kad Merad, qui a ajouté n’avoir "pas trop mal réagi" à cette notoriété soudaine. "J’en ai rêvé de ça. Le problème, c’est après", a-t-il expliqué, avouant s’être "peut-être pris pour un autre".
Kad Merad : "Y a pas au-dessous, au-dessus c’est Zidane"
"Tu vois partir les copains aux États-Unis, s’installer à Los Angeles et tu te dis : ‘Attends, forcément, les Américains ont entendu parler de moi’. (...) Donc j'appelle mon agent et je lui dis : ‘Est-ce que tu peux m'organiser des rendez-vous pour trouver des agents aux États-Unis, rencontrer des producteurs ?’", a raconté Kad Merad, qui était, à l’époque, bien décidé à faire carrière là-bas.
"Moi j’y crois. Je pars pour Los Angeles, en première classe, j'invite tout le monde. À ce moment-là, je tutoie les étoiles. Y a pas au-dessous, au-dessus c’est Zidane", dit-il hilare, se souvenant de cette soudaine folie des grandeurs.
Kad Merad ne parle pas un mot d’anglais !
"Tous les agents veulent me voir", a ajouté Kad Merad, qui a cependant rapidement déchanté avant même de poser un pied en Amérique.
"On s'installe dans l'avion, arrive une hôtesse, qui me parle en anglais. Et là, je regarde mon agent et je lui dis : 'Qu'est-ce qu'elle m'a demandé ?' Elle me dit : 'Mais tu ne parles pas l'anglais ?’". Il prend alors conscience que rien ne va se passer comme prévu.
"On a passé une semaine à voir des gens. Je ne comprenais rien à ce qu’ils me disaient et eux ne comprenaient rien à ce que je voulais. J’étais incapable de m’exprimer. J’ai fait des progrès depuis".
En plus de ne pas parler un mot d’anglais, il se rend rapidement compte que le film Les Ch’tis n’a eu aucun retentissement aux États-Unis et que, si les professionnels sont au courant qu’il a fait un gros succès en France, Kad Merad n’est pas une personnalité connue outre-Atlantique.
Il a donc fini par abandonner l’idée de s’exporter aux États-Unis.
Alex V.