En promotion du film L’Arnaqueuse de Wilfried Méance, au cinéma le 22 avril prochain, Josiane Balasko était présente dans l’émission Anaïs Matin, animée par Anaïs Castagna sur RMC dimanche dernier.
La comédienne de 76 ans, née dans le IXe arrondissement de Paris en 1950, a pu se confier sur l’immobilier parisien. Le sujet est naturellement venu puisque le long-métrage dans lequel elle joue aux côtés de Fadily Camara revient notamment sur les biens en viager. Dans ce cas, le vendeur, souvent âgé, cède son bien à l’acquéreur, mais conserve son droit d’usage et d’habitation. L’acquéreur verse alors périodiquement une somme au vendeur jusqu’à son décès.
Josiane Balasko s’insurge des prix de l’immobilier : « Plus c’est petit, plus c’est cher ! »
Ce système, Josiane Balasko le comprend, particulièrement dans la conjoncture actuelle. «Ça ne me choque pas, parfois la personne n’a pas d’autre solution, on sait que les retraites ne sont pas terribles», a-t-elle déclaré, avant de revenir sur le prix de l’immobilier à Paris.
«Je trouve ça honteux. (…) 6 mètres carrés, ça vaut 60 000 balles ! Il n’y a pas d’eau, tu vas pisser sur le palier… Plus c’est petit, plus c’est cher !»
Une différence marquée en quelques années seulement
Josiane Balasko a ensuite rappelé que même les gens aisés commencent à quitter la capitale en raison des prix exorbitants.
«Beaucoup de gens qui gagnent bien leur vie sont obligés de s’exiler en dehors de Paris, ou au moins d’habiter plus loin», a-t-elle déclaré.
Pourtant, cela n’a pas toujours été ainsi. «Quand j’étais petite, Paris c’était différent», a-t-elle rappelé.
«La différenciation sociale était verticale. Mes parents et moi, on habitait dans des mansardes, on était pauvres, avec les toilettes sur le palier, mais ça allait : les loyers correspondaient à ces conditions».
Selon elle, la différenciation est désormais «horizontale».
«Les gens qui ont de l’argent sont à Paris, ceux qui en ont moins sont en périphérie, et ceux qui n’en ont pas du tout sont très loin».
Ce nouveau système a changé beaucoup de choses, notamment en matière de mixité sociale. «Il y a un mélange social qui n’existe plus», déplore la comédienne.
Alex V.