Derrière le sourire de Jean-Pierre Foucault se cache une triste histoire. Auprès d’Isabelle Farrugia dans le podcast Jamais dit, il a accepté de replonger dans le souvenir le plus douloureux de sa vie. À seulement 14 ans, il a fait face à la perte d’un être cher.

Marcel Foucault a été abattu en pleine rue alors qu’il sortait de son local à Alger. La famille avait choisi de lui cacher la vérité sur l’assassinat de son père pour le protéger. On lui a dit que ce dernier avait eu un accident de voiture. "Je pensais juste qu’il allait revenir avec des béquilles", confie-t-il lors de l’interview.

Jean-Pierre Foucault revient sur le meurtre de son père

Dans le podcast Jamais dit, le patron de Parasol Production a évoqué le dernier voyage de son père. "Nous habitions Marseille, il était parti à Alger pour 48 heures parce qu'il vendait des fruits et légumes. Il avait une succursale en Algérie. Il est allé vérifier la comptabilité, puis il s'est fait descendre dans la rue de deux ou trois balles dans le dos", a-t-il confié.

Le jeune Jean-Pierre Foucault gardait l’espoir de revoir son père et continuait ainsi à l’attendre. "J'habitais dans une maison en espalier avec le jardin et la porte d'entrée en bas, à 50, 60 mètres. Je regardais la porte et je l'imaginais courir vers la porte, l'aider à monter les escaliers. Malheureusement, il est revenu entre quatre planches", regrette-t-il.  

"Ce jour-là, je suis devenu adulte"

Jean-Pierre Foucault a perdu son père dans des circonstances tragiques. Ce traumatisme a inévitablement changé sa vie à jamais. Ce drame a en effet marqué la fin de son enfance : "Ce jour-là, je suis devenu adulte. Pourquoi ? Parce qu'après les obsèques de mon père, on s'est assis à table, à la maison, je me suis mis à ma place, ma mère m'a dit : 'Maintenant, tu te mets là.' C'était la place de mon père. Je me suis rendu compte que j'ai été investi comme chef de famille".

Le jeune garçon a pris de grandes responsabilités pour son âge. "À 14 ans, j'ai tourné une page sans la déchirer, tout doucement, et je suis devenu adulte. Je pense que mon cœur s'est durci à ce moment-là", a-t-il reconnu. De plus, il cachait sa peine derrière le rire.

On m’a laissé être triste mais c’est moi qui ai tout fait pour ne plus l’être. Je faisais le clown en classe pour éviter qu’on me pose la sempiternelle question ‘pourquoi ton père a été assassiné ?’. Comme je faisais le clown, on oubliait ces questions.

Des confidences bouleversantes qui en disent long sur une période particulièrement difficile de sa vie.

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