Jean-Pascal Lacoste a parcouru bien du chemin depuis qu’il a été révélé en 2001, dans la première saison de la Star Academy. S’il n’a pas fait carrière dans la chanson, malgré son tube L’agitateur, il a néanmoins réussi à s’imposer dans le petit milieu du PAF. D’abord en tant qu’acteur, grâce à son rôle de Luc Irrandonéa dans la série Section de recherches, sur TF1, mais également en tant que chroniqueur, notamment dans Touche pas à mon poste.

Ce mardi 5 mai 2026, Jean-Pascal a accordé un entretien à Laurent Karila, le psychiatre et addictologue régulièrement présent aux côtés de Faustine Bollaert dans l’émission Ça commence aujourd'hui, diffusée sur France 2. Le médecin officie en solo dans son podcast prénommé Addiktion, dans lequel il reçoit des personnalités publiques venues se confier sur leur comportement addictif et le beau-frère de Sylvie Tellier en fait partie.

Une échappatoire illusoire

Jean-Pascal Lacoste avait 25 ans lorsque son père a quitté ce monde. Une perte particulièrement douloureuse et dont il a avoué n’avoir toujours pas fait le deuil. C’est à cette époque qu’il a commencé à développer une dépendance pour le cannabis, qu’il croyait efficace pour ne pas avoir à broyer du noir.

"Je commence à fumer au moment du décès de mon père. Je sais que je fais une bringue et je fumais des clopes à l'époque. Et j'ai commencé à tirer deux trois taff sur un pet avec des copains comme ça. Et en fait je me suis rendu compte que le fait de fumer un petit peu, cet effet euphorisant ne me faisait plus penser aux problèmes", a-t-il raconté à Laurent Karila.

Un moyen pour lui de fuir une réalité bien trop dure à accepter : "Je pars du principe qu'on fume, pour moi, quand on a un souci. C’est-à-dire que la fumette pour moi n'est qu'une conséquence de quelque chose".

J'ai commencé à fumer, parce que je n'étais pas bien. Et le fait de fumer ça me faisait oublier un peu mes problèmes. Mais ça ne les solutionnait pas.

S'est souvenu celui qui a participé à la saison 2 de The Cerveau, sur W9.

Pourtant, à l’époque, il voyait sa consommation quotidienne de manière positive : "Tout s'arrêtait. Mes problèmes étaient mis en stand-by. Et pendant ce moment donné je pensais à autre chose. (…) Le problème c'est que c'est positif". Car le retour à la réalité est toujours aussi brutal. "C'est ça qu'on appelle une addiction, le confort que ça comporte par rapport à quelque chose", a-t-il poursuivi, admettant qu'il était totalement dans l'erreur .

Ma tristesse et à mon refus d'acceptation du décès de mon père je les passais sur la fumette. Toutes ces drogues, c'est une échappatoire.

"10 à 12 pétards par jour"

Interrogé par Laurent Karila sur le basculement de sa consommation vers "un comportement régulier", Jean-Pascal Lacoste a répondu que c'était parce qu'il n'avait "pas fait {son} deuil" :

Et que je ne l'ai toujours pas fait. C'était le moyen de dire : "Bon papa, il n'est pas là, il est, comme d'habitude, à Paris il va rentrer ce week-end".

Mais au-delà de lui faire oublier ses problèmes, sa consommation quotidienne avait fini par le rendre complètement accro au produit : "Je fumais 10 à 12 pétards par jour", a-t-il révélé, en toute transparence. Une accoutumance qui aura duré dix longues années.

Fort heureusement, désormais âgé de 47 ans et heureux papa de quatre enfants, Jean-Pascal Lacoste a affirmé être enfin sorti de ce cercle vicieux. Et pourvu que ça dure.