L’affaire remonte au 13 décembre 2023. Ce jour-là, les parents de Sarah (nom d’emprunt) ont fait un signalement après que leur fille leur a confié avoir subi une relation sexuelle non consentie avec un homme de 20 ans son aîné. Depuis, de lourdes charges pèsent sur James Champel, acteur vu dans les séries Nos années pension et Clem, entre autres.
Le comédien est en effet mis en cause pour plusieurs chefs d’accusation : viol sur mineur de plus de 15 ans, agression sexuelle, corruption de mineure et détention d’images à caractère pédopornographique. D’après les éléments recueillis lors de l’enquête, l’acteur et l’adolescente avaient échangé pendant plusieurs mois sur Snapchat avant de se rencontrer le 30 novembre 2023 au domicile de la jeune fille.
James Champel rattrapé par la justice
Ce lundi 22 juin 2026, James Champel a comparu devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis. D’après les déclarations de la victime, l’acteur aurait apporté du cannabis lors de ce rendez-vous. Il aurait ensuite eu des gestes déplacés, mais elle l’aurait repoussé à plusieurs reprises. Il aurait finalement imposé une pénétration et aurait refusé d’utiliser un préservatif.
James Champel aurait ainsi transmis une infection (IST) à Sarah. Quelques jours plus tard, la jeune fille affirme être allée chez lui une seconde fois. Cette fois-ci, ils ont eu des rapports qu’elle décrit comme consentis.
Le dossier contient notamment plusieurs échanges entre Sarah et James Champel. Dans l’un d’eux, particulièrement marquant, il a écrit : "Tu parles à quelqu'un qui sort de prison, ne l'oublie pas. Maintenant assume juste que t'es une m*rde". Lors de son audition, l’accusé avait, dans un premier temps, clamé son innocence. Et il avait ensuite modifié sa version des faits, reconnaissant avoir eu des rapports avec la jeune fille, tout en affirmant qu’ils étaient consentis.
Un passé judiciaire chargé
James Champel n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. En 2019, il avait été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour une agression sexuelle commise sur une joggeuse en 2016. Son dossier comprend également plusieurs signalements pour des faits présumés de viol, tentative de viol et violences sur conjoint.
Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert des contenus pédocriminels. Ils ont aussi constaté des échanges sur le site Coco avec de jeunes filles encore mineures. Un expert psychologue sollicité dans cette affaire a révélé ses "difficultés à canaliser ses frustrations et ses pulsions, notamment sexuelles.
James Champel est en détention provisoire depuis avril 2024. Il risque jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle s’il est reconnu coupable.