Être la fille de Mathieu Kassovitz ouvre-t-il des portes dans le cinéma ? Carmen Kassovitz ne cherche pas à esquiver la question. Interrogée par Puremédias à l’occasion de la sortie de la série Campus Drivers, la comédienne a évoqué son statut de « népobaby ». Un terme qui désigne les enfants de personnalités célèbres, qui suivent les pas de leurs parents.  

Face à elle, son partenaire de jeu Baptiste Masseline a pris sa défense. Pour lui, le fait d’être issu d’une famille connue ne devrait pas empêcher un artiste de suivre ses envies. « Si tu as envie d’être dans le cinéma, tu es dans le cinéma », a-t-il expliqué. Il estime aussi qu’il est injuste de réduire ces artistes à une étiquette qu’ils n’ont pas choisie. 

« C'est plus facile d'entrer » 

Carmen Kassovitz, elle, reconnaît volontiers les avantages liés à son nom. « J’ai un privilège de fou d’avoir ce nom », a-t-elle admis. La jeune comédienne sait qu’elle bénéficie d’une visibilité particulière grâce à son père. Elle ne nie pas non plus que cette filiation facilite son entrée dans le milieu. 

« C’est plus facile d’entrer », a-t-elle confié, tout en soulignant que la suite du parcours n’est pas forcément plus simple. Pour elle, le plus difficile est aussi de réussir à s’imposer et à rester dans le métier. 

« Il faut être à la hauteur » : Carmen Kassovitz évoque la pression 

Si son nom lui permet d’accéder plus facilement au cinéma, Carmen Kassovitz estime que cette situation s’accompagne d’une pression particulière.  « Il faut être à la hauteur, fais attention à ce que tu dis », a-t-elle résumé. La comédienne sait que son apparence publique sera scrutée et que les critiques peuvent être nombreuses. 

Pour autant, elle ne semble pas vouloir se battre contre cette étiquette. « Moi, j’accepte, et oui, c’est plus simple, mais c’est plus difficile à d’autres endroits », a-t-elle expliqué. Elle reconnaît donc les privilèges liés à son nom, sans considérer que ceux-ci effacent toutes les difficultés. 

Face à ce débat, Carmen Kassovitz garde une certaine distance : « Est-ce qu’on en a vraiment quelque chose à faire ? »