Invité de Couch, le podcast de son amie Léna Situations, ce lundi 2 mars 2026 sur YouTube, Bilal Hassani a pu se confier sur une période compliquée de sa vie, sur laquelle il parle très peu. Avec la célébrité peuvent également venir les soirées et les vices qui y sont parfois liés. Le jeune chanteur a ainsi fini par devenir accro à la drogue et a eu beaucoup de mal à s’en défaire.

Bilal Hassani a commencé à prendre des substances pour oublier

Mais qu’est-ce qui a poussé Bilal Hassani à prendre de la drogue ? L’interprète de Roi s’est rappelé des événements l’ayant mené à sombrer dans l’addiction.

"Le premier événement (...) ça a été le burn-out. (...) C'était post-Covid (...), mon cerveau m'a lâché. Pendant huit jours, j'étais bloqué dans une théorie du complot, comme quoi j'étais dans le Truman Show et qu'on me filmait depuis que j'étais petit. (...) C'est un épisode de psychose qui s'est ensuite décrété comme un burn-out, puisqu'après, dans les quatre mois qui ont suivi, j'étais dans un état végétatif. (...) Je me suis rendu compte que je n'étais plus dans moi, plus dans ma tête, plus dans mon corps", a-t-il confié avant d’ajouter : "Quand je me suis relevé de ce truc-là, j'étais debout, mais je n'étais pas avec moi-même".

Dans la foulée, Bilal Hassani s’est ensuite souvenu d’une période où la drogue dictait ses journées, lui qui s’était pourtant juré de ne pas tomber dans ce piège.

"J'ai commencé à faire la fête, après le Covid, pour dissocier de mon état mental (...), je me suis dit 'On sort, on oublie'. Et puis j'ai commencé à boire beaucoup. Après, tu te rends compte que le lendemain, tu es complètement rétamé pour aller au travail. Et de fil en aiguille, (...) malgré toute la force mentale que j'avais, (...) j'ai commencé à en prendre (des substances, NDLR)".

Bilal Hassani : "J’étais dans une dépression assez profonde"

Bilal Hassani, qui a ajouté "très bien" se souvenir de la première fois qu’il a vu une personne prendre de la drogue, en a dit davantage sur ce que ces substances lui apportaient à ce moment précis de sa vie.

"Ça a commencé à me faire du bien ; c'est très vite devenu un truc d'isolement où, enfin, j'avais du silence et du calme. Parce que j'ai été dans un brouhaha pendant une grosse partie de ma vie (...) J'ai déménagé, je me suis mis à la pointe de la ville où personne ne vient jamais, je n'ouvrais pas les rideaux... Et clairement, j'étais dans une dépression qui était assez profonde, je ne m'en rendais pas vraiment compte. Je sortais pour faire mon taf et, quand je rentrais, je passais quatre jours sans dormir, où je m'enfonçais vraiment dans ce truc mental où je me disais que je ne méritais pas ma vie, qu'il ne fallait pas que je sois heureux, que les gens avaient raison".

Cette addiction, qui lui a fait perdre 9 kilos, n’a pas directement été perçue par ses proches. Léna Situations a même qualifié Bilal Hassani de "putain de bon acteur".

"C'était horrible, la vie est devenue très, très compliquée pour pouvoir être fonctionnel, toujours, parce qu'il fallait que je travaille. C'était de l'anesthésie complète, ça m'échappe, tout m'échappe, je ne m'appartiens pas", a-t-il confié.