La fortune et la notoriété ont un prix. Et ce n’est pas Bernard Arnault qui dira le contraire. Président-directeur général de LVMH, il fait régulièrement l’objet de vives critiques. Ses déplacements en jet privé ont notamment fait grincer des dents. Sur les réseaux sociaux, ses détracteurs ont pris un malin plaisir à l’attaquer.

Ils ont même mis en place un système de surveillance de ses trajets aériens. Le compte I Fly Bernard avait fait grand bruit à l’époque. De quoi alimenter les débats sur son engagement pour l’environnement.

Face à cette situation, l’homme le plus riche d’Europe a pris une décision radicale : vendre son jet privé. Auprès de Guillaume Pley dans le podcast Legend, l’intéressé s’en est expliqué.

Bernard Arnault opte pour la location de jet privé

Lors de l’interview, le chef d’entreprise de 77 ans a accepté de revenir sur cette polémique. Son choix peut surprendre plus d’un. Il a en effet décidé de se séparer de son Bombardier Global Express, estimé à 48 millions d’euros. "Le jet privé, j'ai réglé le problème. Il y a quelques années, je l'ai vendu. Je n'ai plus de jet privé", a-t-il fait savoir.

Malgré cela, ses obligations professionnelles l'obligent à voyager. À cause de ses déplacements fréquents, Bernard Arnault a trouvé une solution pour le moins originale. "Quand on fait le tour du monde, qu'on va dans trois ou quatre villes de Chine, qu'ensuite on va à Macao, à Séoul, au Japon, ensuite à Los Angeles... On fait ça en une semaine, impossible à faire en avion de ligne", explique-t-il.

Et de poursuivre :

On ne peut plus me suivre, maintenant quand ça m'arrive de faire ça, je loue un avion. Il y a des tas de compagnies de jet. Et plus personne ne peut me repérer.

Ce trajet en train en seconde classe

Malgré son statut de grand patron, Bernard Arnault ne cherche pas à tout prix le luxe et le confort. Ainsi, il affirme avoir déjà voyagé en train en seconde classe. "Parce qu'il n'y avait plus de place. Mais ça ne me dérange pas. J'étais à l'enterrement d'un ami à Bruxelles", a-t-il expliqué. Son fils, présent avec lui, a voulu prévenir le patron de Mediapart, également à bord du train et qui figurait parmi ses détracteurs, mais cela n’a rien changé.