Arnaud Denis est déterminé à parvenir à ses fins, à savoir pouvoir partir en paix via une euthanasie. Après trois ans de souffrance, le comédien souhaite mourir pour mettre fin à ses douleurs.

Arnaud Denis : un parcours médical éprouvant

En juillet 2023, Arnaud Denis s’est fait poser une prothèse en polypropylène pour une hernie à l’aine, une opération jugée bénigne, qui a pourtant fait basculer sa vie dans un véritable cauchemar.

"Je ne peux plus sortir de chez moi, je n’ai plus de vie sociale, je n’ai plus de vie du tout. Je vis comme un patient en phase terminale. On ne peut pas m’aider. Les médecins n’ont plus rien à me proposer", a-t-il confié au Dauphiné Libéré le 6 janvier dernier.

Dès lors, les symptômes se sont multipliés : maux de ventre et de tête, acouphènes, vision floue, sang dans les selles et les urines, ainsi qu’une perte de près de 17 kilos en trois mois après l’opération. Arnaud Denis avait demandé à ce que la prothèse soit retirée, mais on lui a répondu que cela était impossible.

Face à cette situation, c’est l’ensemble de sa santé qui s’est détérioré, au point de lui faire envisager un recours à l’euthanasie pour mettre fin à ses souffrances épouvantables. Vie professionnelle, vie sociale : l’homme, désormais handicapé, a tout perdu.

Par la suite, après avoir déboursé 40 000 euros pour faire retirer cette prothèse par un grand spécialiste à New York, rien n’a changé, bien au contraire.

"J’ai une éventration avec la vessie qui ressort sur 6 cm et ça empire de jour en jour. Je n’ai pas de solution aujourd’hui", avait-il confié dans C à vous le 15 janvier 2026. "Je risque de finir abandonné dans un service de soins palliatifs où ils ne peuvent plus rien faire pour moi, je le sais", avait-il ajouté, confiant vouloir en finir après avoir tout essayé pour se soigner, en vain.

Arnaud Denis en soins palliatifs, il raconte son calvaire

Depuis le 18 mars, c’est effectivement en soins palliatifs que le comédien se trouve, dans un hôpital en Belgique. Deux médecins ont donné leur accord pour une euthanasie.

"Je ne peux plus marcher, je ne peux plus me laver tout seul, je ne peux plus digérer correctement. Je stagne autour de 69 kilos pour 1,84 mètre, mais je fais à peine un repas par jour. J’ai développé une instabilité cervico-crânienne. Cela signifie que je n’arrive plus à porter mon cou. Je suis alité quasiment 24 heures sur 24. Mon quotidien consiste à réussir à manger un repas par jour et à faire quelques pas dans la chambre", a-t-il confié dans un nouvel entretien au Dauphiné Libéré.

"J’ai gardé espoir pendant un an et demi à peu près, en me battant, en faisant tout ce qu’on me conseillait de faire, de la renutrition, de la reprise de l’effort. À ce jour, je sais au fond de moi que ça n’ira pas mieux. Je considère que j’ai tout essayé. Vraiment tout. J’avais peur de mourir il y a un an. Maintenant, j’ai plus peur de continuer comme ça que de mourir. La peur s’inverse. Plus vous avancez vers la déchéance, moins vous avez peur de la mort".

Ainsi, c’est une bien triste destinée pour celui qui attend désormais de pouvoir partir en paix, à seulement 42 ans.