Depuis sa création en mai 2024, la commission d'enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma, du spectacle vivant et de la mode, entre autres, les témoignages se sont enchaînés. Judith Godrèche, devenue un fer de lance du mouvement #MeToo en France, s’est attaquée aux réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.
La comédienne a aussi pointé du doigt le "silence" des "personnes de pouvoir" dans le septième art. Dans son sillage, sa consœur Alexandra Lamy, qui lutte, elle aussi, contre les violences faites aux femmes, a livré un témoignage poignant auprès des journalistes de La Provence.
"Il ne fallait rien dire"
À 54 ans, Alexandra Lamy continue d’enchaîner les projets professionnels. Et l’inoubliable interprète de Chouchou (Alex) dans la série télévisée Un gars, une fille est passée derrière la caméra. C'est notamment à elle que l’on doit le téléfilm Touchées, qui raconte l'histoire de trois femmes ayant subi des violences.
Lors de cette interview, ce mardi 3 mars 2026, la célèbre comédienne a souligné que la situation a évolué. Si cela se produisait, elle se tournerait vers un référent pour en parler. Ce, avant de révéler que "cela n’existait pas" à ses débuts et de raconter le harcèlement dont elle a été victime.
Dans ma génération, les mecs se servaient. J’avais l’impression d’être une proie. On avait des rôles qui consistaient juste à servir la soupe. Le mec te mettait la main aux fesses et il ne fallait rien dire.
Alexandra Lamy revient sur cette interview qui l’a bouleversée
Toujours dans les pages de La Provence, l’ex-femme de Jean Dujardin a évoqué cet entretien qui l’a profondément marquée. "J’étais toute jeune, j’avais 25 ans. Je jouais dans une pièce de théâtre. Une femme journaliste me questionne : “Alors, vous, vous avez couché pour réussir ?” Tous les hommes étaient hilares. Moi, j’étais tellement mal à l’aise", raconte-t-elle.
Devenue l’un des visages marquants du cinéma français, Alexandra Lamy continue de soutenir cette cause qui lui tient à cœur. "Si ça bouge, c’est grâce aux associations, aux femmes et à certains hommes. Mais l’État aide tellement peu", a-t-elle confié. Et de conclure : "Il y a encore du travail mais il faut rester positive". Tout est dit !