Le 18 août 2024, Alain Delon tirait sa révérence, à l’âge de 88 ans. Le Guépard s’est éteint au milieu de la nuit, dans son domaine de Douchy, laissant derrière lui des classiques du 7ème art et quantité de fans éplorés. Ce fut également le cas de ses trois enfants, Anthony, Alain-Fabien et Anouchka Delon, qui se sont montrés unis lors des obsèques de leur illustre père, malgré leurs différends. Cependant, le rapprochement n’aura pas duré.
Si Alain Delon avait pris ses dispositions concernant la répartition de sa fortune, cela n’a malheureusement pas empêché une guerre intrafamiliale entre ses héritiers, qui a débuté de son vivant. Pourtant, en septembre 2024, Anthony Delon affirmait qu’il n’y avait aucune tension concernant le contenu du testament de leur père.
"La succession est réglée, les problèmes d’argent, il n’y en a pas. Ma sœur a 50% de l’héritage de notre père, tandis qu’Alain-Fabien et moi, nous avons 25% chacun. Il n’y a pas de conflit, ni de guerre d’héritage", assurait-il, sur le plateau de CNews. Mais le fils aîné de la fratrie a parlé trop vite.
Une guerre fratricide
Ainsi, en septembre dernier, on apprenait qu’Alain-Fabien Delon avait assigné son frère et sa sœur en justice, afin de faire annuler le testament d’Alain Delon et une donation faite à Anouchka. Quant à cette dernière, elle avait déjà déposé plainte contre ses frères en mars 2024, pour atteinte à la vie privée d’autrui.
Sur les réseaux sociaux, Anthony et Alain-Fabien Delon avaient publié un extrait d’une conversation d’Anouchka et Alain Delon, enregistrée à leur insu. Une publication que leur sœur n'a pas laissée passer. Les trois enfants Delon étaient donc attendus ce mardi 17 mars 2026 à la barre du tribunal correctionnel de Paris, pour le jugement de cette dernière affaire.
Dans cet échange, qui date du 7 janvier 2024 lors d’un dîner familial à Douchy, la jeune femme de 35 ans confiait à son père être "fatiguée" et "énervée à cause de tout ce qui se passe". "Moi, on est en train de m’enterrer et toi, on est en train de te prendre pour un débile. Il faut que tu te méfies, surtout", peut-on l'entendre déclarer, se désolant, au passage, d’être prise pour "une conne".
"Une fille qui manipule son père". Il va peut-être falloir dire un truc, papa. Le piège va se refermer sur toi.
Avait-elle ajouté.
Seul présent à l’audience, Alain-Fabien Delon est revenu sur le contexte qui a mené à cet enregistrement, réalisé grâce à un téléphone portable dissimulé dans une serviette. Assurant que son frère, sa sœur et lui ont "remplacé un mal par un pire" après avoir "mis dehors Hiromi Rollin", présentée d’abord comme la dame de compagnie d’Alain Delon, puis sa compagne, l’ex de Capucine Anav a expliqué qu’à partir de ce moment-là, "des gens de la maison étaient payés pour faire la sécurité".
Mais selon ses dires, ils auraient plutôt été embauchés pour "espionner" les deux fils de l’acteur.
Un de ces employés m’a menacé de mort, devant mon frère, devant ma nièce, sur ordre de ma sœur.
A-t-il ainsi affirmé, comme l’ont rapporté nos confrères du Parisien, qui ont assisté au procès.
"Je fais tout pour honorer la mémoire de mon père"
Alain Delon aurait ensuite commencé à avoir "des pensées suicidaires", selon son fils cadet, qui, en imitant sa voix, s'est souvenu :
Il pointait avec son pistolet des buissons en disant : "C’est quoi, ça ?".
Précisant que sa "sœur s’enfermait avec {leur} père pour lui faire signer des documents", Alain-Fabien Delon a poursuivi en indiquant que dès lors qu’Anouchka et Anthony ont commencé "à se faire la guerre", lui a eu pour "seule solution" de "passer derrière et d’entendre aux portes" et de "surveiller".
Il suffit de sortir trois secondes pour que Madame (Anouchka) essaie de tourner le bourrichon de son père.
C’est lorsqu’il a eu vent des propos de sa sœur, qui a déclaré : "J’ai eu envie de me tuer" en réaction à l’interview d’Anthony Delon dans Paris Match qu’Alain-Fabien Delon, qui a récemment accusé son frère d'avoir fait tuer son chien, a pris la décision de rendre cet enregistrement public.
"À cette époque-là, j’avais envie de me suicider… J’étais suicidaire parce que je tenais la baraque", a raconté le jeune papa de 32 ans, pendant que sa grande sœur "était au Fouquet’s en train de bouffer".
Alors que le tribunal rendra son verdict le 3 juin 2026, Anouchka Delon réclame 65 000 euros de dommages et intérêts à Alain-Fabien et 50 000 euros à Anthony. Selon vous, l'ex de François Dereims obtiendra-t-elle gain de cause ?