Révélée au grand jour en mars dernier, l’affaire Patrick Bruel continue d’être au cœur de l’actualité. Dans les colonnes de Mediapart, plus d’une trentaine de femmes ont dénoncé le comportement du chanteur à leur égard, quand d’autres ont porté plainte contre lui pour viol et/ou agression sexuelle. Parmi ces dernières figure Flavie Flament, qui accuse la star d’avoir abusé d’elle en 1991, alors qu’elle n’était âgée que de 16 ans.
Le 15 mai dernier, l’animatrice a fait savoir qu’elle avait porté plainte pour viol contre Patrick Bruel. Une information qui a fait sortir ce dernier du silence, lui qui ne s’était jusque-là exprimé que par le biais de ses avocats. Selon le chanteur, il aurait en réalité vécu "une brève histoire" avec Flavie Flament, qu’il a décrite comme "ni violente, ni contrainte, ni sournoise".
Malgré ces déclarations, Patrick Bruel a été placé en garde à vue le 8 juin dernier. S’il est finalement ressorti libre à l’issue de son audition, l’ex-mari d’Amanda Sthers a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.
Une proposition intéressée ?
Plus récemment, un autre témoignage vient mettre à mal la défense de Patrick Bruel, qui s’est dit "choqué" par les faits qui lui sont reprochés. Il s’agit de celui de Leyla Doriane, qui est revenue sur sa collaboration avec l’interprète de Casser la voix, à la fin des années 90. Dans les colonnes du magazine Elle, la chanteuse et actrice de 45 ans explique avoir rencontré Patrick Bruel en 1999, lors des Victoires de la musique. Elle se souvient d’un premier échange léger à propos de leurs origines berbères, avant qu’il ne lui fasse une proposition professionnelle.
Quelques jours plus tard, il lui aurait proposé de participer à l’enregistrement du single Au Café des Délices. Une opportunité exceptionnelle pour une artiste en début de carrière, qu’elle n’a pas pu refuser. “C’était un moment magique. Tout était fluide, respectueux”, a d’ailleurs assuré Leyla Doriane, se remémorant avec nostalgie la séance studio.
Sorti sur l’album Juste avant, le titre a marqué toute une génération. Pourtant, l’histoire de la naissance de cette chanson, dont beaucoup connaissent les paroles par cœur, n’aurait pas vraiment de quoi faire rêver.
Une rancune mal placée ?
Toujours selon les propos de la chanteuse franco-marocaine, Patrick Bruel lui aurait ensuite suggéré de poursuivre leurs échanges dans un cadre privé, pour mieux évoquer d’éventuelles collaborations futures. “Je ne me suis pas méfiée. Pour moi, on était des collègues de travail", a-t-elle indiqué.
Lors d’un rendez-vous au domicile du chanteur à Neuilly-sur-Seine, Leyla Doriane affirme que Patrick Bruel aurait quitté la pièce pour revenir “vêtu d’un simple slip rouge”. Il aurait aussi multiplié les avances à son égard, malgré ses refus constants. Pour mieux la convaincre, il n’aurait pas hésité à lui lancer :
Tu sais le nombre de nanas qui rêveraient d’être à ta place !
Une phrase qui est restée "gravée dans la mémoire" de la jeune femme de l'époque. Mais au-delà de cette entrevue qui l’a profondément marquée, Leyla Doriane a été blessée par une autre action de l'artiste de 67 ans. En effet, à la sortie du disque, c’est avec surprise qu’elle a découvert qu’elle n’était pas réellement créditée pour sa participation au morceau.
Je chante gratuitement, je cède mes droits. Et je n’ai même pas mon nom d’artiste complet crédité dans le livret.
Leyla Doriane a vu son prénom n’apparaître que dans une mention de remerciement, mal orthographié : “Merci à Leila pour ta lumière", a-t-elle pu lire, dépitée.