La bataille judiciaire du prince Harry contre l'éditeur du Daily Mail continue de lui coûter cher. Quelques semaines après le rejet de son action en justice, le duc de Sussex pourrait être contraint de régler une importante avance sur les frais de justice.

Une défaite qui pourrait lui coûter cher

D'après l'agence Reuters, Associated Newspapers Limited (ANL) demande au prince Harry, à Elton John, à Elizabeth Hurley et aux autres plaignants de verser près de 13,3 millions de dollars à titre d'acompte.

L'éditeur du Daily Mail estime que les personnalités à l'origine de cette procédure doivent prendre en charge les frais engagés pendant le procès. ANL affirme avoir dépensé plus de 45 millions de dollars pour assurer sa défense.

Une somme que contestent les plaignants, qu'ils jugent supérieure au budget initialement validé par la justice. Dans un document transmis au tribunal, leur équipe propose de verser environ 10 millions de dollars dans un premier temps. Elle précise également que des assurances pourraient couvrir plus de 21 millions de dollars de frais judiciaires.

Le prince Harry reconnaît sa défaite, mais conteste les montants réclamés

Le prince Harry et les autres plaignants reconnaissent que leur action en justice a été rejetée. Ils acceptent donc le principe d'une prise en charge des frais de justice. « Bien entendu, les demandeurs reconnaissent que leurs recours ont été rejetés et qu'il est normal qu'une condamnation aux dépens soit prononcée », peut-on lire dans leur argumentaire.

En revanche, ils estiment que la somme réclamée par Associated Newspapers Limited reste excessive. Ils contestent également la demande de remboursement intégral formulée par le groupe de presse.

L'affaire remonte à 2022. Le prince Harry, Elton John, Elizabeth Hurley et plusieurs autres personnalités accusaient l'éditeur britannique d'avoir obtenu illégalement des informations privées. Les plaignants évoquaient notamment des écoutes téléphoniques, le recours à des détectives privés ou encore la collecte de données personnelles entre les années 1990 et 2011. Le duc de Sussex affirmait notamment avoir été visé par des recherches concernant ses déplacements, ses relevés téléphoniques et ses communications.

Après onze semaines de procès, la justice britannique a toutefois estimé que les preuves présentées ne permettaient pas d'établir ces accusations.

À l'annonce du verdict, le prince Harry et la baronne Doreen Lawrence avaient vivement réagi. « Nous sommes venus devant la justice pour obtenir vérité et responsabilité », avaient-ils déclaré, avant de dénoncer une décision qu'ils jugeaient être un « camouflage » et une interprétation incohérente des éléments présentés au tribunal.