Sylvie Ortega Munos : harcelée et menacée par un détracteur

Sylvie Ortega Munos : harcelée et menacée par un détracteur
Sylvie Ortega Munos reçoit très souvent des menaces via les réseaux sociaux. Dernièrement, le niveau est monté d'un cran. Sylvie nous a confié en exclusivité, le harcèlement quotidien qu'elle subie de la part d'une personne proche de son entourage.
  • Sylvie, vous êtes harcelée depuis un moment par une personne, pouvez-vous nous en parler ?

Il faut savoir que la personne qui me harcèle, je devais tourner un court-métrage avec. C’est une personne qui est obnubilée par moi, c’est un détracteur.

  • Comment l’avez-vous rencontrée ?

Cette personne est à la base fan de moi. Je l’ai rencontrée lors d’un défilé. J’ai su par la suite, que cette personne n’était pas invitée et qu’il avait fait le forcing pour rentrer et me rencontrer. Par contre, il ne me l’a pas caché. Son air angélique et juvénile et sa bonne expression font que je suis rentrée dans la conversation puis nous en sommes restés là.

  • Comment ça s’est passé la suite ? Vous l’avez revue ?

Je l’ai revue à un autre événement à la maison Dior, il est venu seul, c’est un garçon qui est tout le temps seul.  De là, on se revoit et comme je suis sympa et sociable. Là, il me dit bonjour et à ce moment, il ne me lâche plus. J’étais accompagnée d’un ami et là quand il a vu que j’étais avec cette personne, il ne m’a plus lâché et je ne pouvais plus rien faire. Par politesse, je le lui présente, de là, il ne nous quitte plus du tout. On a envie de parler aux gens mais on ne peut pas. Il essaye de se coller aux photos, il se colle à moi et à mon ami et il réussit à avoir une photo Getty. Je m’en rends compte, bien après, qu’il m’avait déjà envoyé des messages en 2008 ou 2019 en message privé sur mon Facebook. Je ne lui avais jamais répondu d’ailleurs.

« C’est une personne qui est obnubilée par moi, c’est un détracteur »

  • Comment est venue cette idée de court-métrage ?

Lors d’une autre rencontre, il me fait la proposition d’un rôle dans son court-métrage. Il est jeune et ambitieux, j’accepte de l’aider et je propose à Pascal de rentrer dans le projet. Au bout de 15 jours, mon ami accepte. Il m’appelle sur Instagram, Facebook car je ne lui avais pas donné mon tel. Au bout de quelque temps, je lui donne et là je n’aurais pas dû.

  • C’est-à-dire ? Vous pouvez nous en dire plus ?

Il me propose de venir à son anniversaire et il me dit « on va parler du film ». Mon compagnon est avec moi mais je vois qu’il n’accroche pas. Mais cette personne a un bon discours, il est toujours égal à lui-même, donc je lui laisse encore le bénéfice du doute. Durant cette soirée, nous n’avons jamais parlé du film mais je laisse tomber me disant que ce n’était peut-être pas le bon moment. Je pars avec mon compagnon au bout de 20 minutes.

  • Quand avez-vous parlé du film ?

Cette personne nous demande un énième rendez-vous avec l’équipe du film. Il me demande si je connais un restau, je lui dis que oui. Je choisis le restaurant, qui est d‘ailleurs très côté à Paris et appartient à une amie qui est aussi un personnage public. Je me retrouve dans ce lieu avec mon compagnon et là personne. Au final, aucune équipe du film est présente, pas de producteur, pas de réalisateur, pas d’acteur, à part moi et mon ami. Si, il y avait ses amis de comptoir. Mais rien à voir avec le film. Ça boit énormément, ça parle de sexe mais en rien du film. A noté que pendant ce fameux dîner, il nous montre fièrement ses conversations d’ordre sexuel d’avec soit disant un grand humoriste très connu ainsi qu’avec certains hommes politiques. Je me pose des questions quand à ce court-métrage et surtout à la véracité des propos tenus par ce jeune homme. Il faut savoir, que je devais avoir le rôle principal, le scénario a changé 3 fois, je n’ai jamais reçu de contrat. Il indiquait des dates de tournage mais pas de tournage. Donc là, ça commençait à faire beaucoup. Surtout qu’à la fin du repas, cette personne, qui se vantait de nous offrir ce restaurant, n’a pas pu honorer la dette. Donc, je vous laisse imaginer la suite…

  • Justement, on veut savoir la suite !

Au moment de partir, il nous demande de faire des photos dans ce restaurant, sans demander l’autorisation. Il faut l’avis de la directrice de l’établissement et il est hors de question de faire de la pub sur le dos de mon amie. Mais il insiste et les photos se font mais sans moi. Quand nous sommes partis du restaurant, mon compagnon et moi-même, sommes dits que quelque chose clochait, que c’était anormal. La suite est simple, il pleure pour avoir des interviews, harcèle les médias et il arrive quand même après beaucoup d’insistance à décrocher deux trois interviews en me nommant. Je suis sa carte de presse en fait ainsi que l’autre comédien qui est connu du grand public.

« Il pleure pour avoir des interviews, harcèle les médias »

  • A quel moment, vous refusez de continuer à collaborer avec cette personne ?

Je sens depuis quelque temps, que ça ne va pas. Je lui dis que je refuse de continuer à travailler pour lui. Je me retire donc de cette supercherie. Il faut savoir aussi, que cette personne se dit mannequin. Il n’est connu dans aucune agence de mannequinat.Il se dit chanteur, acteur, producteur bref, il n’est rien de tout ça. C’est un usurpateur. Depuis le début, il est fixé sur moi et ne cesse de me harceler.  J’ai même été menacé. Ça va loin. Il s’invente une vie, disant qu’il va loger chez mon amie durant 15 jours, il s’invente la montée des marches de Cannes, il fait sa starlette. Il décore ses réseaux sociaux de fausses pubs. On frôle la folie pure. D’ailleurs son film n’est toujours pas sorti. En fait c’est la version féminine d’Alexandra Paressant . A l’époque, elle s’inventait une vie avec Tony Parker, Pete Doherty et Ludo mon mari. Mais elle au moins, assume sa mythomanie, d’ailleurs elle en avait parlé dans une émission de Morandini.

  • Cette personne a continué de vous harceler, de vous attaquer dans les médias ?

Dernièrement, c’est un post qui m’a beaucoup touchée car il a parlé de Ludo et ça je n’accepte pas. Moi qu’on m’attaque, j’ai l’habitude et je ne laisserai jamais personne me détruire. Mais parler des morts, qu’on les laisse en paix et de plus, il s’autorise à dire des choses fausses. Personne ne parle de Ludo à part sa famille et moi.

  • Un dernier mot Sylvie sur le harcèlement que tu subis quotidiennement

A travers ces lignes, j’aimerais faire passer un message pour toutes les personnes qui subissent le harcèlement. Personne publique ou pas, on ne doit pas subir, ni avoir peur. Il faut en parler. J’aimerais donner un dernier conseil aux jeunes qui souhaiteraient faire du cinéma ou travailler dans ce milieu. Ne mentez pas car tout se sait à un moment. Le mensonge ne sert à rien, bien au contraire.

 

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