Violences policières : Christophe Castaner annonce l’abandon de la technique de « l’étranglement »

Violences policières : Christophe Castaner annonce l’abandon de la technique de « l’étranglement »
Ce lundi 8 juin, Christophe Castaner a donné une conférence de presse, dévoilant les mesures prises face aux violences policières qui font l'objet de nombreuses manifestations.

Lundi 8 juin, le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pris la parole face aux manifestations dénonçant les violences policières et le racisme. Si en France, c’est l’affaire d’Adama Traoré qui indigne, aux Etats-Unis, c’est celle de George Floyd qui révolte.

Pour rappel, ce père de famille afro-américain est décédé après une interpellation policière brutale. Un policier l’avait maintenu au sol, un genou posé sur son cou pendant près de 9 minutes. Malgré les suppliques de l’homme interpellé affirmant qu’il ne parvenait plus à respirer, le policier a continué à le maintenir de la sorte, entraînant alors sa mort.

C’est suite à cela que Christophe Castaner a déclaré :

La méthode de la prise par le cou, dite de « l’étranglement » sera abandonnée et ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. Si un policier ou un gendarme doit maintenir quelqu’un au sol lors de son interpellation, il sera désormais interdit de s’appuyer sur sa nuque ou son cou.

Christophe Castaner a également affirmé qu’une formation annuelle sera mise en place :

Policiers et gendarmes devront obligatoirement suivre une formation annuelle sans quoi ils ne pourront plus intervenir sur la voie publique.

Vers des contrôles de police moins ciblés

Le gouvernement sera, semble-t-il, plus intransigeant envers les fautes qui pourront être commises par les forces de l’ordre, notamment en ce qui concerne les faits de racisme et de discrimination.

Aucun raciste ne peut porter dignement l’uniforme de policier ou de gendarme. J’ai demandé à ce qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçons avéré d’acte ou de propos racistes.

Il a ajouté que le cadre des contrôles effectués par les forces de l’ordre doit être rappelé aux principaux intéressés et qu’en aucun cas, ils ne doivent être effectués en fonction d’une couleur de peau.

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