Marine Le Pen vs Eric Dupond-Moretti : Elle le taxe de « harcèlement »

Marine Le Pen vs Eric Dupond-Moretti : Elle le taxe de « harcèlement »
La présidente du RN et le ministre de la Justice adorent se balancer des piques et jouer à celui qui décochera la meilleure flèche. Mais il semblerait que Marine Le Pen se soit laissé emporter par ses propos. Pour se rattraper, elle a déclaré qu’Eric Dupond Moretti la harcelait.

Et les revoilà partis pour un tour ! Mais s’étaient-ils jamais arrêtés ? Eric Dupond-Moretti et Marine Le Pen se haïssent et n’oublient jamais d’adresser à l’autre une petite pique dès qu’un micro leur est tendu.

Marine Le Pen @RFI
Marine Le Pen @RFI

Et depuis que le ministre de la Justice a son nom affiché sur la liste LREM pour les élections régionales dans les Hauts-de-France face à Marine Le Pen, une annonce faite le 7 mai, c’est pire que tout. La présidente du RN a fait du Pas-de-Calais sa terre d’élection depuis une bonne décennie et voir Eric Dupond-Moretti venir lui disputer l’a manifestement passablement énervée.

Une sortie polémique de Marine Le Pen

A tel point que Marine Le Pen a sorti une phrase très polémique le 8 mai :

L’obsession que M. Dupond-Moretti a à mon égard commence à devenir relativement étrange. Il paraît qu’il reste quelques bracelets anti-rapprochement en rab, je suis preneuse.

Cette phrase a logiquement suscité l’indignation d’une partie de la classe politique. Les bracelets anti-rapprochement sont en effet normalement réservés aux auteurs de violences conjugales pour les empêcher d’approcher leurs victimes. Marine le Pen s’est donc justifiée sur LCI le lendemain de sa déclaration.

Elle a tenté de détourner l’attention en taxant Eric Dupont-Moretti de « harcèlement » à son égard :

J’ai répondu par le sourire au harcèlement dont monsieur Dupond-Moretti fait preuve à mon égard.

Une nouvelle attaque contre le ministre de la Justice

Elle a ensuite affirmé que les réactions indignées à sa phrase avaient été minimes :

Elles ont été extrêmement limitées et sont venues d’adversaires politiques.

La présidente du RN a conclu son intervention par, ô surprise, une attaque sur le ministre de la Justice parce qu’on ne se refait pas :

Le président de la République s’honorerait à expliquer au ministre de la Justice que quand on a cette charge si lourde, (…) on ne peut pas habiter cette fonction sans impartialité et courtoisie républicaine. C’est très grave de voir un ministre de la Justice se comporter de cette manière : être insultant, injurieux, parler de chasser un parti politique.

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