Eric Zemmour : Agressé en pleine rue, il sort du silence

Eric Zemmour : Agressé en pleine rue, il sort du silence
Quelques jours après son agression, dont les images ont été relayées sur les réseaux sociaux, Eric Zemmour est sorti de son silence lors d'un entretien avec Christine Kelly.

Les images ont fait le tour de la toile. Alors qu’il regagnait son domicile après avoir fait quelques courses, Eric Zemmour  a été pris à partie par un homme qui l’a insulté et craché dessus. Une agression qui a été filmée et relayée sur les réseaux sociaux. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vidéo a été très commentée sur la toile.

Quelques jours après son agression, l’éditorialiste était l’invité, ce lundi 4 mai 2020, de Christine Kelly dans Face à l’info sur LCI. Il s’est notamment confié sur son entretien téléphonique avec Emmanuel Macron. En effet, le président de la République a immédiatement appelé Eric Zemmour afin de lui apporter son soutien. Un coup de fil qui aura duré 45 minutes et sur lequel l’éditorialiste confie :

Je voudrais rendre hommage à l’élégance du geste, même si je fus et je suis journaliste politique, donc je vois les arrières-pensées politiques, mais enfin, il y a aussi une élégance qu’il faut reconnaître. Pourquoi ? Et bien il m’a d’abord tout simplement demandé comment ça allait, tout bêtement. Et puis la discussion s’est engagée et on s’est rendu compte que nos désaccords étaient profonds et qu’il fallait un peu de temps pour les élucider. Donc nous avons parlé longtemps.

Et d’ajouter :

Peut-être qu’il considère, lui, que je suis un adversaire mais pas un ennemi. Et moi aussi.

« Il faut rendre hommage à ces gens »

Emmanuel Macron n’a pas été le seul à lui faire part de son soutien. Nombreux sont ceux qui ne partagent pas les idées d’Eric Zemmour mais qui se sont indignés face à cette agression. Une vague de soutien qui a visiblement touché l’éditorialiste :

Je trouve effectivement qu’il faut rendre hommage à ces gens. Je pense qu’ils sont d’authentiques démocrates, c’est-à-dire des gens qui pensent que leurs adversaires ne sont pas des ennemis. C’est un peu toute la théorie de Benjamin Constant ; la démocratie libérale au sens propre du terme, c’est-à-dire qu’on combat les idées, l’adversaire, mais on ne combat pas l’homme. Je trouve ça tout à fait honorable.

Alors qu’une enquête a été ouverte, Eric Zemmour a vu son agresseur lui présenter des excuses. Excuses qu’il qualifie de « bidons » et qui, selon lui, un « avocat de gauche » lui aurait conseillé de faire.

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