Nicolas Bedos : Il revient sur les terribles derniers moments de son père

Nicolas Bedos : Il revient sur les terribles derniers moments de son père
L’artiste Nicolas Bedos est revenu dans l’émission 7 à 8 sur les derniers moments de vie éprouvants de son père, Guy Bedos, et le chagrin causé par son état.

C’est un sujet dont il n’a pas de mal à parler car il l’estime important. Alors même si cela le blesse, Nicolas Bedos continue d’évoquer son père, Guy Bedos, et sa mort. Car le comédien et humoriste nous a quittés le 28 mai 2020.

Nicolas Bedos et son père, Guy Bedos, disparu en 2020 @Instagram
Nicolas Bedos et son père, Guy Bedos, disparu en 2020 @Instagram

Il souffrait depuis longtemps de la maladie d’Alzheimer et celle-ci avait fini par prendre le dessus sur lui, le laissant perdu et vulnérable. Un état atroce à supporter pour ses proches.

« Il devient à un moment ce qu’il nous a fait promettre de ne pas le laisser devenir »

Face à Audrey Crespo-Mara sur TF1, Nicolas Bedos a raconté son ressenti face à la dégradation de l’état de son père :

Il devient à un moment exactement ce que pendant des décennies il nous a fait promettre de ne pas le laisser devenir. C’est-à-dire que j’ai cet homme que j’aime et j’ai sa voix, le souvenir de son discours, de son propos, de son regard, qui est au-dessus de mon épaule qui semble me pousser à une sorte d’injonction de contrition et qui me dit ‘Laisse-moi’. Et ça, c’est insupportable.

Nicolas Bedos plaide pour la fin de vie digne

Nicolas Bedos n’est d’ailleurs pas le seul à n’avoir pas pu supporter cette vision. Guy Bedos qui avait demandé à ce qu’on abrège son existence lorsque le point de non-retour serait atteint, a effectivement pu bénéficier des services d’un médecin complaisant.

Ce dernier risquait gros puisque l’euthanasie n’est toujours pas légale en France, contrairement à d’autres pays européens.

Nicolas Bedos en avait parlé dans une tribune à L’Obs afin de dénoncer le tabou autour de cette pratique et l’hypocrisie régnant autour de la fin de vie :

Je n’ai livré cette intimité que dans le seul but de participer à la dénonciation du flou d’interprétation que la loi inflige aux soignants dont la main tremble au bout de la seringue Il y a un flou. La personne qui a fini par laisser mon père s’envoler, on a parlé pendant de très longs moments et je sentais bien qu’il était en dialogue avec lui-même, ce médecin.

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