C’est à Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, que se sont directement adressés Hoshi et Eddy de Pretto sur la toile. Les deux artistes, appartenant à la communauté LGBT+, ont tous deux alerté l’homme politique sur une proposition de loi visant à mettre un terme aux thérapies de conversion en France.

Qu’est-ce qu’une thérapie de conversion ? Il s’agit d’une thérapie qui prétend pouvoir changer l’orientation sexuelle d’une personne pour la faire devenir hétérosexuelle.

Assez répandues aux Etats-Unis, ces thérapies se sont révélées davantage nocives qu’efficaces sur les jeunes appartenant à la communauté LGBT+. Ils y sont bien souvent envoyés de force par leurs parents.

#RienAGuerir

Le hashtag « Rien à Guérir » est utilisé pour véhiculer cet important message. Il fait référence au collectif du même nom qui avait publié une tribune dans Le Monde, revenant alors sur la proposition de loi 4021 qui a été déposée par Laurence Vancunebrock en juin dernier.

Leur but ? Que le gouvernement fasse enfin passer cette loi. Il regrette que « le gouvernement ne s'appuie pas sur la proposition de loi existante, qui est le fruit de trois ans de travail, d'auditions, de discussions avec certains d'entre nous, victimes de ces pratiques. »

Un mouvement qui fait parler

Marie Papillon a publié une story Instagram sur le sujet, partageant son incompréhension sur le fait que des thérapies de conversion existent encore en France en 2021 et soient autorisées.

Instaurer une loi interdisant celles-ci permettraient alors aux personnes qui en ont été victimes de pouvoir déposer plainte et d’être reconnues par la loi comme a pu le déclarer Laurence Vancunebrock à BFMTV.

Le recensement des personnes victimes des thérapies de conversion est difficile car elles ne déposent pas plainte. Le peu de gens qui ont voulu le faire ont été confrontés en commissariat ou en gendarmerie à des forces de l’ordre qui n'avaient aucune connaissance du sujet. Elles prennent parfois la plainte mais sous une appellation approximative et une référence du code pénal qui ne correspond pas à l’infraction, comme elle n’existe pas dans le code pénal.

Car les pratiques des thérapies de conversion ne sont pas forcément vérifiées et peuvent se révéler très brutales.