Harry Roselmack : Il se confie sur un acte hallucinant de racisme vécu quand il était enfant

Harry Roselmack : Il se confie sur un acte hallucinant de racisme vécu quand il était enfant
Le journaliste Harry Roselmack, invité de l’émission C à vous le 1er décembre 2020, s’est confié sur le racisme et notamment un acte raciste qu’il a vécu alors qu’il était encore un enfant, à l’âge de 4 ans.

Il accorde très peu d’interviews mais le mardi 1er décembre, le journaliste Harry Roselmack était présent sur le plateau de C à vous. Il y est venu pour évoquer la sortie de son livre Les nouvelles d’après 20 heures.

Mais comme toujours sur le plateau de C à vous, les invités sont également interrogés sur l’actualité. Et Harry Roselmack l’a été sur un sujet qu’il connaît malheureusement bien, le racisme.

« On ne naît pas noir, on le devient »

En effet, Lilian Thuram, ancien joueur de football et porte-parole de la lutte anti-racisme a posé en une du dernier Télérama avec cette phrase :

On ne naît pas noir, ni blanc, on le devient.

On a demandé à Harry Roselmack s’il était d’accord avec cette affirmation et voici sa réponse :

Je suis d’accord avec ça dans la mesure où on prend conscience au cours de son existence soit par des expériences soit par une forme d’éducation et de contexte que ma couleur induit une différence, voire une hiérarchie, ça, effectivement, on l’apprend au cours de sa vie. On devient noir dans sa tête, après être né noir à l’extérieur.

Un racisme toujours d’actualité selon Harry Roselmack

Et le journaliste est également revenu sur son pire souvenir de racisme vécu à l’âge de 4 ans lorsqu’un responsable lui a tout simplement interdit l’entrée de son magasin car il était noir. Une expérience traumatisante, encore plus lorsqu’on est enfant et en construction.

Harry Roselmack @AFP
Harry Roselmack @AFP

Et Harry Roselmack a fait remarquer que ce racisme était malheureusement toujours d’actualité :

En vérité, ce genre d’épisode, il arrive souvent, il arrive trop régulièrement. On a vu dans l’actualité de ces derniers jours encore à quel point l’apparence pouvait entraîner des situations dramatiques. C’est vrai que les discriminations, les petites remarques qui ne se veulent pas blessantes, ça arrive souvent.

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