Cette ancienne actrice, vue dans la série Plus belle la vie, mène un combat bien réel contre les pédocriminels. En effet, elle s’est reconvertie en piégeuse de prédateurs sexuels sur les réseaux sociaux. Un reportage diffusé sur TF1 a mis en lumière le combat mené par des associations de bénévoles contre ce fléau.
Élodie Wallace faisait partie de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) dans le feuilleton de TF1. Et aujourd’hui, elle traque des prédateurs sexuels en ligne. Membre de la Team Eunomie, association de bénévoles créée en 2019 pour protéger les enfants sur Internet, elle prend son rôle très au sérieux.

"Je répète que j'ai 13 ans"
Élodie Wallace a fait ses débuts dans des séries télévisées comme Joséphine, ange gardien et SoeurThérèse.com, entre autres. Et en 2019, elle prêtait ses traits au Commandant Vanessa Ferri dans Plus belle la vie, agent de la DGSI chargé de démanteler des réseaux criminels.
Et au sein de la Team Eunomie, Élodie Wallace opère sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de "Moon". Son rôle est de répondre aux messages des hommes qui contactent le faux profil d’adolescente créé par son équipe. Noémie est une collégienne de 13 ans. Ses publications n’ont pas pour objectif d’attirer des abonnés. En effet, elle ne fait rien de provocant.
Selon les propos d’Élodie Wallace dans ce reportage, plusieurs hommes majeurs ont pourtant tenté leur chance auprès du faux profil. Un individu de 25 ans a notamment envoyé un cliché de lui en caleçon. Il souhaite lui "apprendre à être en couple". "Très régulièrement, je répète que j'ai 13 ans, j'ai que 13 ans. Et à aucun moment, il ne peut y avoir d'ambiguïté sur l'âge que j'ai", explique-t-elle.
Une pratique qui divise
L’association envoie ensuite les preuves aux autorités pour permettre des poursuites. Grâce à ces signalements, plus d’une centaine de condamnations ont été obtenues depuis la création de l’association. TF1 évoque aussi un chiffre plus élevé, soit "165 condamnations", avec plusieurs plaintes enregistrées en quelques années.
De son côté, Élodie Wallace a tenu à expliquer qu’elle ne se considère pas comme une policière. Et de poursuivre : "Je crois que les équipes sont très peu nombreuses et débordées et je me dis qu'au moins, le temps que ces hommes passent à me parler, c'est du temps qu'ils ne passent pas à parler avec de vrais enfants".
Un ancien responsable des mineurs comprend cette initiative, mais explique que celle-ci peut poser problème devant la justice. Un pédophile présumé peut en effet affirmer qu’on l’a poussée à agir.