Sur le tournage de Koh-Lanta aux Îles Fidji, Candice Renard aurait été agressée par Eddy Guyot. Les faits se seraient produits dans la nuit du 8 au 9 mai 2018. Les aventuriers dormaient en effet les uns contre les autres pour se tenir chaud, sans présence de caméras. Une fois rentrée en France, la jeune femme de 21 ans a porté plainte.

Mis en examen en 2022, Eddy Guyot, déjà reconnu coupable de violences en 2008 et 2013, et bénéficiant d’un non-lieu dans un dossier de viol en réunion, n’a cessé de clamer son innocence. D’après les informations rapportées par Le Monde, l’affaire connaît un nouveau rebondissement. Une expertise génétique a en effet été effectuée le 24 novembre dernier. L’analyse atteste de traces d’ADN masculin sur les vêtements de la plaignante. Toutefois, elles ne correspondent pas à celles du suspect.

Candice Renard reste ferme sur ses positions

Comme l’ont rapporté nos confrères, des résidus d’ADN masculin ont été retrouvés sur le legging de l’ex-candidate de Koh-Lanta, au niveau de l’entrejambe. Il s’agit de tissus de peau. Ils sont attribués non pas à Eddy Guyot, mais à un autre candidat, Fabien J., également couché à proximité cette nuit-là.

Alors que Fabien J. nie tout "rapprochement intime ou physique" avec la fille d’Hervé Renard, cette dernière maintient ses accusations contre Eddy Guyot. À Me Léon Del Forno, avocat de la plaignante, de déclarer : "Il s’agit d’un ADN de contact, potentiellement indirect : sa présence ne signifie pas que Fabien J. a touché le vêtement, a fortiori lorsque celui-ci était porté par Candice Renard. Ma cliente n’a aucun doute sur le fait que la justice condamnera Eddy Guyot pour l’agression sexuelle qu’il lui a fait subir".

Eddy Guyot se dit victime d’une "stratégie"

Pour l’avocat de l'accusé, les résultats de l’analyse ADN constituent une preuve de l’innocence de son client. Ce dernier affirme qu’il serait victime d’une "stratégie" orchestrée par Candice Renard et Fabien J. pour l'éliminer de l'aventure.

Quoi qu’il en soit, la plaignante continue d’accuser Eddy Guyot. Et le juge en charge de l’affaire semble pencher en sa faveur. "La présence de cellules épithéliales de Fabien J. sur le vêtement ne permet aucunement à elle seule de le mettre en cause comme auteur d’une agression sexuelle et, a contrario, n’enlève en rien les charges pesant sur Eddy Guyot dès lors que la partie civile a donné des explications parfaitement cohérentes sur la présence de cet ADN", explique-t-il.