Misogynie, harcèlement sexuel… 100 mannequins de Victoria’s Secret demandent des comptes à la marque

Misogynie, harcèlement sexuel… 100 mannequins de Victoria’s Secret demandent des comptes à la marque
Après les révélations du New York Times mettant en lumière des faits de harcèlement sexuel, la Model Alliance, association de défenses des droits des mannequins, a diffusé une lettre ouverte destinée à la marque.

La marque de lingerie Victoria’s Secret est dans la tourmente. Ce vendredi, la Model Alliance a publié sur son compte Instagram une lettre ouverte dénonçant la misogynie et le harcèlement sexuel au sein de l’entreprise. Parmi les signataires, des représentants de l’industrie de la mode et plus de 100 mannequins dont Amber Valetta, Christy Turlington ou Edie Campbell.

Combien de nouvelles victimes d’abus Victoria’s Secret a besoin d’entendre pour agir ? (…) La culture de la misogynie, de l’intimidation et du harcèlement est encore plus flagrante et plus enracinée qu’on ne l’avait cru jusqu’à présent.

Écrit la Model Alliance en priant la griffe de signer la charte Respect, gage de protection des modèles contre les dérives en tous genres.

Nous demandons (…) que Victoria’s Secret rejoigne le programme Respect.

L’association souhaite que l’enseigne oeuvre de manière concrète pour offrir des conditions de travail décentes à ses mannequins :

Il est temps pour Victoria’s Secret de mettre en place des actions pour protéger les personnes grâce à qui ils génèrent du profit. La Model Alliance croit en la sécurité, la liberté de travailler sans peur du harcèlement, et en de réelles conséquences sur les agresseurs.

Peut-on lire dans cette longue lettre.

Une image qui se ternit

Depuis quelques mois, les ventes de Victoria’s Secret sont en chute libre. Abîmée par les révélations à son sujet, la marque ne fait plus recette. En novembre dernier, l’enseigne a été contrainte d’annuler son traditionnel défilé afin de “reconsidérer ses valeurs et ses normes”. Le 1er février 2020, le New York Times publiant une enquête dans laquelle cadres et mannequins témoignaient contre Ed Razek, l’ancien directeur du marketing de la griffe. Ce dernier aurait eu des gestes et des propos déplacés envers les tops. Gigi Hadid a rapporté que lors d’un essayage en 2018, Ed Razek lui aurait demandé « d’oublier les sous-vêtements ». L’enquête a également révélé que le septuagénaire aurait tenté d’embrasser des mannequins et de les intimider afin qu’elles posent nues.

Selon les révélations du Times, Ed Razek aurait été en lien avec Jeffrey Epstein. Avant le suicide de ce dernier, une jeune femme a confié avoir passé un casting chez Victoria’s Secret :

 Mais à la place cela ressemblait à un casting pour de la prostitution.

Des propos qui entachent davantage l’enseigne de lingerie aux anges inoubliables.

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