Charlie Hebdo : Le second policier censé protéger Charb était « parti faire une course »

Charlie Hebdo : Le second policier censé protéger Charb était « parti faire une course »

Alors qu’un nouveau numéro de Charlie Hebdo vient d’être diffusé, la question concernant la protection rapprochée de Charb vient d’être lancée sur le tapis : où était passé le deuxième policier ? Sept semaines après l’assaut mortel du 7 janvier dernier qui a fait 11 morts, des zones d’ombre entourent encore le dispositif de sécurité autour de l’ancien directeur de la rédaction Stéphane Charbonnier. Un débat qui fait couler beaucoup d’encre depuis les révélations de RTL.

Charb était en ligne de mire et faisait l’objet de menaces de mort régulières depuis plusieurs mois, mais il semble que sa protection était défaillante et insuffisante le jour de l’attentat comme le rapporte RTL. Le jour du drame, le policier Franck Brinsolaro est tombé sous les balles des terroristes et au même moment son collègue absent était parti

Faire une course.

Des révélations qui révèlent une faille sur la protection policière de Stéphane Charbonnier. RTL évoque :

Une faille, voire une faute, sur laquelle doit désormais se prononcer la hiérarchie policière.

D’après ses sources, RTL affirme que :

De l’avis des experts, la protection de Charb était insuffisante. Deux policiers relèvent davantage de l’accompagnement que de la protection rapprochée. Pour un homme menacé par Al-Qaïda, c’est trop peu. Quelques mois avant, Charb était protégé par quatre fonctionnaires du Service de la protection des personnalités (SDLP). Mais le dispositif a été allégé alors qu’il aurait fallu 8 personnes pour pouvoir disposer des hommes en civils à son domicile et devant les locaux de Charlie. La rédaction de la rue Nicolas Appert aurait également due être davantage sécurisée avec l’installation d’une porte blindée et d’un sas vraiment sécurisé. Mais le coût des travaux était, semble-t-il, trop important.

Avec deux policiers, la sécurité ne pouvait pas être optimale. Au départ, quatre hommes étaient en charge de la protection de Charb mais faute de budget suffisant, l’effectif n’a pu être maintenu. Un sas de sécurité devant la rédaction devait également être installé mais a été repoussé ultérieurement.

Doit-on incomber cette défaillance à une tragique faute professionnelle ? Qu’en pensez-vous ?

 

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