Si le génie ne semble réservé qu’à une poignée de personnes, la bêtise est, quant à elle, bien plus répandue. Véritable virus, l’épidémie d’imbécilité a plus récemment touché la ville de Los Angeles aux États-Unis.

Les journaux télévisés, effrayés qu’une panique générale ne se propage, se sont bien gardés d’en parler et pourtant la cité des Anges a été durement frappée. Nous avons appris l’existence d’un mur de street art uniquement réservé aux influenceurs ! Et pas n’importe quels influenceurs. Pour pouvoir poser devant un mur bleu, décoré d’un cœur rose et d’ailes d’ange, il faut que son compte soit certifié et suivi par au minimum 20 000 internautes.

C’est la société américaine Like And Subscribe qui est à l’origine de cette opération grotesque.

Los Angeles : Un mur réservé aux influenceurs ayant au moins 20 000 abonnés !

Le mur est surveillé par un vigile !

Pour éviter que le commun des mortels puisse s’immortaliser devant ce mur, un vigile a été placé, chargé de faire le tri entre les influenceurs et ceux qui ne le sont pas. Justin Caffier, journaliste pour Vice, a pu poser devant le mur. Il a ainsi tenu à dénoncer cette pratique ridicule.

Los Angeles : Un mur réservé aux influenceurs ayant au moins 20 000 abonnés !

Les influenceurs eux-mêmes ont trouvé cette démarche des plus déplacées. Cela a d’ailleurs provoqué l’incompréhension totale de la société à l’origine de ce projet. Elle ne comprend pas pourquoi ils sont « énervés » par cette opération.

Déçue de voir quelques influenceurs s’énerver à propos de ce mur. Il n’y a aucune raison d’être en colère. Nous l’avons créée spécialement pour vous. Au lieu de répandre la négativité, venez prendre une photo devant le mur.

Los Angeles : Un mur réservé aux influenceurs ayant au moins 20 000 abonnés !

Comme l’a souligné une internaute, le compte de la société à l’origine de l’opération n’est même pas certifié et n’est suivi que par 14 000 abonnés… Cherchez l’erreur.

En tout cas, si à la place des abonnés, il fallait au minimum 20 000 neurones pour prendre la pose face à ce mur, on en connaît déjà qui n’obtiendraient probablement jamais la permission de prendre leur photo. Le mur sera par la suite disponible pour tous mais franchement, qui voudra prendre une photo devant celui-ci après ça ?