Sur la piste du serial killer des chevaux

Sur la piste du serial killer des chevaux
Éleveurs et propriétaires de chevaux tremblent alors que des animaux sont tués et mutilés dans différentes régions du pays. L'enquête semble être au point mort pour l'instant.

Les chevaux sont des animaux majestueux qui permettent parfois de découvrir des scènes absolument uniques. Mais ces dernières semaines, c’est pour une terrible raison qu’ils font parler d’eux. Un ou plusieurs individus semblent en effet les avoir pris pour cible. Explications.

De nouvelles victimes

Comme le relaie La Provence, un nouvel animal a rejoint la longue liste des victimes ce jeudi 27 août 2020. Une ponette a en effet été retrouvée morte et mutilée, dans le village de Saint-Vallier en Saône-et-Loire. Son oreille droite était coupée, son crâne fracassé et une partie de son museau avait été tranché. Signe de la violence de l’attaque, son diaphragme avait aussi été enfoncé.

Le 8 août dernier, dans le même département, une pouliche était déjà victime d’une agression. Selon France 3 Bourgogne-Franche-Comté, elle avait eu « le cœur poignardé, une oreille coupée et des organes arrachés ». On avait alors appris qu’une enquête se déroulait au niveau national.

Une douzaine de cas similaires avaient alors déjà été enregistrés, un peu partout en France. Si le modus operandi ou les actes de cruauté varient d’un cas à l’autre, un élément revient avec insistance, expliquait alors la police. A chaque fois, « au moins une oreille est coupée, comme un trophée ». Parmi les victimes, on trouve poneys, chevaux ou ânes.

Dans la nuit de lundi 24 à mardi 25 août 2020, l’enquête a semblé avancer dans l’Yonne. Le président d’un refuge pour animaux a été blessé par deux agresseurs en flagrant délit. Mais les deux hommes ont réussi à s’enfuir.

Le portrait-robot des deux agresseurs a été réalisé, raconte BFMTV. Les deux hommes venaient de mutiler un de ses chevaux et deux poneys. Âgés d’entre 40 et 50 ans, ils font désormais l’objet d’une enquête importante de la gendarmerie. Mais les forces de l’ordre ignorent encore pour l’instant si toutes ces agressions sont liées où s’il ne s’agit que de coïncidences.

C’est l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) de Pontoise qui coordonne les investigations.

Inquiétude chez les éleveurs de chevaux

Comme le détaille Le Figaro, la gendarmerie nationale a publié des conseils à l’attention des propriétaires de chevaux. Il leur est ainsi recommandé d’effectuer une surveillance quotidienne dans les prés, d’éviter de laisser un licol à l’animal ou encore d’utiliser des caméras de surveillance. Par ailleurs, la gendarmerie invite les éleveurs à les contacter au 17 en cas de comportement suspect.

Dans le même temps, les éleveurs et propriétaires de chevaux n’hésitent pas à s’organiser à travers les réseaux sociaux et ont lancé une véritable chasse à l’homme en rassemblant des indices et en recensant les différents cas. Si l’auteur ou les auteurs des faits sont arrêtés, ils risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour avoir « exercé des sévices graves […] ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé, ou tenu en captivité ».

Reste à savoir ce qui motive ces actes de cruauté contre les chevaux. Selon Le Parisien, plusieurs motifs différents seraient à l’étude dont la superstition ou encore un rituel satanique. Le phénomène qui aurait commencé fin 2018 s’est accéléré depuis le début de l’année 2020.

Le problème, c’est que ce n’est jamais le même type d’équidé visé et jamais la même façon de tuer. Le seul lien, c’est l’oreille. Donc ça peut arriver à n’importe qui, n’importe où, n’importe quand

met en garde Pauline Sarrazin, la propriétaire d’une jument ,qui a été attaquée le 6 juin 2020. En espérant désormais que la police parvienne à mettre fin à cette affaire rapidement.

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