Julian Assange ne se laisse pas abattre

Julian Assange ne se laisse pas abattre

Le 7 Décembre 2013 Julian Assange, journaliste, fondateur du site Wikileaks, sous le coup d’une demande d’extradition en Suède, a « fêté » ses 3 ans de détentions en Grande Bretagne.

Wikileaks c’est l’affaire que l’on n’a pas pu étouffer, le scandale des fils diplomatiques révélés au monde entier. Pour comprendre, imaginez que vous avez une patronne et que vous la détestiez. Elle vous déteste surement aussi mais c’est elle la patronne donc vous faites profil bas jusqu’au soir où de retour à la maison, vous vous déversez sur votre mari qui essaye de suivre la ligue des champions.

C’est un peu caricatural mais c’est comme ça que Julian Assange est perçu, c’est-à-dire comme un enquiquineur ayant essayé d’alerter une masse silencieuse qui a autre chose à faire que de comprendre comment fonctionne le système. Car non seulement les scandales provoqués par les révélations n’ont pas poussé le système à se remettre en cause mais de surcroit ce système s’acharne sur Assange, qui se retrouve traité comme un criminel de guerre.

Rappelons que le journaliste n’a tué personne et n’a provoqué aucune guerre. Il est enfermé car il a fait son métier.

Après s’être rendu de lui-même à la police londonienne le 7 Décembre 2013, Assange a passé 10 jours en prison à la suite desquels il a été libéré. Craignant pour sa vie, il a trouvé refuge à l’ambassade d’Equateur. Parallèlement à cette affaire, une sordide accusation de viol commis en Suède plane sur lui. On ne saurait conclure quoi que ce soit sur ce dossier car avec toutes ces manipulations autour de cette affaire, nous ne sommes pas sûrs de connaitre un jour la vérité.

Julian Assange ne veut pas se rendre en Suède car il pense qu’il sera extradé vers les Etats Unis où on le verrait bien sur une chaise électrique.

Et la Suède, n’accepte pas de l’interroger via Skype. Le voilà qui se retrouve au milieu d’un nœud Kafkaïen qu’aucun scénariste n’aurait pu imaginer.

Car personne ne peut croire qu’on puisse être enfermé parce qu’on a dit la vérité.

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