L’épisode de Knysna reste sans doute l’un des plus grands scandales du football français. Durant la Coupe du monde 2010, les Bleus avaient décidé de boycotter une séance d’entraînement après l’exclusion de Nicolas Anelka. L’attaquant venait en effet d’être écarté du groupe suite à une violente altercation verbale avec le sélectionneur de l’époque, Raymond Domenech. Dans cette petite ville sud-africaine, ses coéquipiers étaient donc restés à bord de leur bus.

Cette situation n’avait pas échappé aux journalistes du monde entier. Et plus de quinze ans après, ce scandale a refait surface suite à la diffusion du documentaire sportif Le bus, les Bleus en grève, signé Netflix, ce mercredi 13 mai 2026. Comme on pouvait s’y attendre, ce film a suscité de vives réactions notamment en raison des propos acerbes tenus par le sélectionneur dans son journal intime. Le principal intéressé a répliqué sans retenue sur le réseau social X (anciennement Twitter).

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Raymond Domenech @ DR

Raymond Domenech dénonce "un film totalement à charge"

Le lendemain de la diffusion, l’ancien sélectionneur, qui s’est récemment marié, a publié un long communiqué sur X. Il y dénonce un documentaire qu'il juge transformé en attaque personnelle. "16 ans après, cela devait être le documentaire de l'explication de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extraordinairement violent contre ma personne (…) Ce fut un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde (...) J'ai depuis longtemps abandonné l'aigreur et ce qui se voulait une thérapie est devenu une poubelle haineuse", lâche-t-il.

Raymond Domenech affirme que la production a rompu ses engagements en lui refusant "avec la plus grande malhonnêteté" le droit de visionner certaines séquences qu'il avait pourtant demandé. Et d’ajouter : "Je suis meurtri et trahi : cela résonne comme un viol de mon âme. Un vol de mes émotions d'un moment".

Un journal intime qui ne devait pas être dévoilé

Il faut dire que Raymond Domenech tient des propos violents dans son journal intime. "Thierry Henry est né le 17 août. Lion banal : il se regarde le nombril (…) Gourcuff, mais qu'il est con (…) Anelka qui est passé sans me regarder. Ce gros c*n !", avait-il notamment écrit. Concernant ses notes personnelles, l’ex-candidat des Traîtres s’est justifié :

Pour toutes celles et ceux qui ont tenu à un moment donné de leur vie un journal intime, ils sauront combien les pensées écrites sont parfois dures à l'égard des autres (et de soi), qu'elles ne sont pas destinées à être livrées telles qu'elles et surtout, qu'elles permettent, à ce moment-là, de maintenir en vie une femme ou un homme, accablé(e) de toutes parts, croulant sous le poids d'une pression déraisonnable et extraordinairement violente.

Raymond Domenech a aussi tenu à distinguer ces écrits de ce qu’il est réellement : "Je peux être frondeur parfois, provocateur souvent, mais je ne suis ni irrespectueux, ni méchant, ni arrogant". Et de conclure : "Je tiens à me désolidariser de toutes mes forces de ce documentaire dont la vulgarité et le sensationnalisme n'ont d'égal que son absence de déontologie. Il n'honore ni le football, ni le journalisme".

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