Comme de nombreuses personnalités, Teddy Riner n’a pas hésité à parler politique. Invité le 16 septembre dernier sur le plateau de Stade 2, le champion de judo avait ainsi fait part de son inquiétude face à la montée de l’extrême droite.
« Ce qui m’angoisse, c’est la tournure que prend le pays. Ça m’angoisse, même moi, sportif de haut niveau. Ça m’angoisse de voir la montée des extrêmes, ça me fait flipper », avait-il confié.
Quand le journaliste lui avait demandé si ses inquiétudes concernaient les deux extrêmes, Teddy Riner avait précisé : « De l’extrême droite. Il faut appeler un chat un chat. »
Teddy Riner répond à ses détracteurs
Des propos qui ont fait couler beaucoup d’encre. Le judoka a fait l’objet de nombreux messages haineux sur la Toile. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour injures publiques racistes et cyberharcèlement. L’enquête a été ouverte de sa propre initiative et confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine.
Face aux « nombreux tweets, publications, commentaires et messages à caractère haineux ou raciste » qui ont circulé sur les réseaux sociaux à son sujet, il a décidé de réagir. Teddy Riner s’est emparé de son compte X, anciennement Twitter, ce jeudi 24 septembre, afin de faire une grosse mise au point.
« Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête pour injures publiques racistes et cyberharcèlement. Désormais, chaque propos haineux ou raciste tenu à mon encontre sera documenté et, lorsque les faits le justifieront, fera l’objet des suites judiciaires appropriées », a-t-il fait savoir.
Et de préciser : « J’ai exprimé une inquiétude. Chacun est libre de la partager ou non. Le débat et la contradiction sont légitimes. La haine et le racisme ne le sont pas. »
"Je continuerai à m’exprimer librement"
Pas question pour Teddy Riner de se taire. D’ailleurs, le champion de judo a également fait savoir qu’il ne comptait pas se taire. « Je continuerai à m’exprimer librement, avec respect et sans haine », a-t-il fait savoir.
Alors que la présidentielle de 2027 approche à grands pas, cette prise de parole intervient dans un contexte politique particulièrement tendu.