Octobre rose est chaque année un rendez-vous incontournable de la sensibilisation au cancer du sein. Mais cette campagne a suscité une polémique après une prise de position de Mathilde Panot. La députée de La France insoumise a annoncé qu'elle ne porterait pas le ruban rose, symbole de cette mobilisation. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, elle a dénoncé « le cynisme absolu » de cette campagne.
Mathilde Panot a notamment évoqué les origines d'Octobre rose, lancé aux États-Unis dans les années 1980. Elle a mis en cause le rôle d'Imperial Chemical Industries, une entreprise qui commercialisait alors des produits chimiques et des traitements. La députée a également critiqué « la macronie, la droite et l'extrême droite », qu'elle a qualifiées d'« hypocrites » pour leur soutien affiché à cette mobilisation.
Ces propos ont provoqué des réactions. Sur CNews, Laurie Cholewa a notamment pris la parole. L'animatrice a récemment révélé se battre contre un cancer du sein. Elle a tenu à rappeler l'importance de cette campagne de sensibilisation.
« Ça n'a pas lieu d'être » : Laurie Cholewa réagit aux propos de Mathilde Panot
Face aux déclarations de la députée, Laurie Cholewa a exprimé son désaccord. « Mais j'ai envie de lui dire ce que je dis à mes enfants, c'est que parfois il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », a-t-elle lancé sur CNews.
Pour l'animatrice, Octobre rose doit avant tout permettre de rassembler autour d'un enjeu de santé publique. « Le cancer touche tout le monde », a-t-elle rappelé. Elle a insisté sur l'importance de dépasser les clivages politiques, religieux ou sociaux.
« Je trouve ça regrettable d'en faire une récupération politique et de tout mélanger », a-t-elle poursuivi. Selon elle, cette polémique détourne l'attention du message essentiel : la sensibilisation et le dépistage du cancer du sein.
« On attise l'angoisse » : l'animatrice rappelle l'importance du dépistage
Interrogée sur les conséquences de cette controverse, Laurie Cholewa a également regretté le risque de brouiller le message de prévention. « On attise l'angoisse et on rajoute de la douleur à la douleur », a-t-elle estimé.
L'animatrice a ensuite appelé les responsables politiques à profiter de leur visibilité pour encourager le dépistage. Elle a défendu le ruban rose comme un symbole de soutien aux malades, mais aussi de sensibilisation. « C'est vraiment un symbole fort », a-t-elle souligné.
Enfin, Laurie Cholewa a rappelé l'enjeu du diagnostic précoce. Selon elle, le message à faire passer en octobre doit rester centré sur la prévention et l'accompagnement des personnes touchées.
Alors qu'elle traverse elle-même cette épreuve, l'animatrice a ainsi tenu à défendre une campagne qu'elle juge essentielle. Pour elle, Octobre rose doit avant tout servir à informer, à sensibiliser et à encourager les femmes à se faire dépister.