Jordan Bardella ne va pas laisser passer les propos de Patrick Cohen. L’une des figures phares du Rassemblement National a pris la parole sur les réseaux sociaux afin de dénoncer le contenu de la chronique du journaliste diffusée le mercredi 11 mars 2026 dans l’émission La Grande Matinale sur France Inter.

Dans celle-ci, Patrick Cohen n’a pas manqué de tacler les candidats RN aux prochaines élections municipales.

Patrick Cohen tacle les membres du Rassemblement National

Alors qu’il récitait son texte, Patrick Cohen a appuyé sur le « double langage » du parti politique fondé par Jean-Marie Le Pen.

Selon ses dires, les membres de celui-ci pardonneraient aisément les fautes de certains candidats de leur parti, eux qui montrent pourtant à leurs électeurs une forme d’intransigeance au sujet des écarts de conduite qui peuvent se produire sur le territoire français.

Patrick Cohen dénonce donc l’hypocrisie du RN et évoque même un programme discriminatoire.

Un internaute sur X (anciennement Twitter) a également pointé du doigt la neutralité du service public, qui n’aurait pas été respectée dans cette chronique, qui plus est à seulement quelques jours des élections.

Jordan Bardella annonce que le RN a saisi l’Arcom

Plus tard dans la journée, c’est Jordan Bardella lui-même qui s’est appuyé sur ce tweet pour répondre à Patrick Cohen et à France Inter.

«Malgré les manquements graves à son devoir de neutralité et les gabegies, récemment démontrés par une commission d’enquête parlementaire, le "service public" s’autorise, à quatre jours des élections, de lancer de grandes diatribes haineuses contre un parti politique», a-t-il d’abord déclaré.

Mais Jordan Bardella ne s’est pas arrêté en si bon chemin et a révélé la décision radicale prise par son parti à la suite de cette chronique, qui n’a pas manqué de faire réagir.

«Le Rassemblement National saisit l’Arcom sur cet énième scandale d’un service public de l’audiovisuel en roue libre, au rôle totalement dévoyé et au militantisme de plus en plus assumé».

Le RN a donc décidé de laisser l’Arcom trancher et prendre les mesures nécessaires au sujet de cette chronique à charge contre un parti politique, diffusée pourtant sur une radio du service public.

Affaire à suivre…