Jordan Bardella est actuellement dans la tourmente. Le président du Rassemblement national a fait l’objet d’une enquête publiée ce lundi 28 septembre par Mediapart. Selon cette enquête, le bras droit de Marine Le Pen aurait tenu des propos antisémites et complotistes en 2013. Des propos qu’il aurait tenus sur Messenger, dans lesquels il aurait notamment déclaré : « Les banques sont toutes détenues par des juifs. »
Jordan Bardella dément les accusations contre lui
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette affaire fait couler beaucoup d’encre. Jordan Bardella a immédiatement démenti les accusations de Mediapart. Le président du Rassemblement national a notamment dénoncé des « faux grossiers » et annoncé une plainte en diffamation contre le média.
Ainsi, alors qu’il se rendait à l’Assemblée nationale ce lundi 28 septembre, Jordan Bardella a réagi aux informations de Mediapart. Il a estimé qu’il s’agissait d’« une opération de déstabilisation de la campagne présidentielle » et que l’objectif était de l’« assassiner politiquement ».
Et de poursuivre : « Soit Mediapart a monté cette manipulation, et à ce moment-là, c’est très grave. Soit Mediapart lui-même s’est fait enfumer par des gens derrière assez puissants. Qui ? Je n’en sais rien. »
Un soutien de taille
Alors que l’affaire est très commentée au sein de la classe politique, Jordan Bardella a pu compter sur le soutien de son ex-compagne, Kelly Betesh. Cette dernière a pris la parole sur X, anciennement Twitter, où elle a expliqué avoir partagé la vie de l’homme politique pendant deux années. Elle affirme que leur relation correspondait à la période concernée par les messages évoqués par Mediapart.
« Nous passions l’essentiel de notre temps ensemble, entre amis ou lors d’événements politiques », a-t-elle précisé. Avant de poursuivre : « Je ne l’ai jamais entendu tenir le moindre propos antisémite, ni exprimer de convictions allant dans ce sens. Et, pour des raisons évidentes, je n’aurais tout simplement pas pu partager sa vie si cela avait été le cas. »
Et de conclure : « Quant à ceux qui préfèrent recycler les mêmes polémiques plutôt que faire un véritable travail d’information : il serait peut-être temps de renouveler le répertoire. À force de réchauffer les mêmes histoires, même la polémique finit par être froide. »
L’affaire est cependant loin d’être terminée. Fabrice Arfi, co-responsable du pôle enquêtes de Mediapart, a indiqué ce mercredi 30 septembre que « la suite des révélations arrive ».