Paola Locatelli s’est fait connaître à l’âge de douze ans, lorsqu’elle lance sa chaîne YouTube en 2016. Ses vidéos ont rapidement cumulé des milliers de vues et ont attiré l’attention de nombreuses marques, avec lesquelles elle a collaboré, comme Louis Vuitton ou encore Puma, dont elle a été l’une des ambassadrices. Fin 2020, durant la pandémie de Covid-19, la jeune femme avait même été reçue à l’Élysée par Gabriel Attal avec d’autres influenceurs, afin de diffuser un message sanitaire auprès des jeunes.
Paola Locatelli a donc connu la notoriété très jeune mais n'en garde pas vraiment que des bons souvenirs. Car son statut de mineure à l'époque n’aurait absolument pas freiné les ardeurs de certains de ses admirateurs, si l’on en croit ses propos.

"Des pédophiles"
Au micro de son podcast Sipsters, dont le dernier numéro a été mis en ligne le 4 février dernier, celle qui fêtera ses 22 ans le 2 mars prochain a ainsi affirmé avoir été contactée sur les réseaux par plusieurs personnalités publiques, bien au courant qu’elle n’était encore qu’une adolescente. "Si je dis les noms, je peux tuer des carrières", a d'ailleurs fait savoir la native de Thionville, en Lorraine.
Et de balancer, sans langue de bois :
Quand j’avais 14, 15 ans, je ne me rendais pas compte à quel point j’étais hypersexualisée par les hommes. Je me faisais DM (recevoir des messages privés sur les réseaux sociaux, NDLR) par tous les footballeurs, même des acteurs…
Désormais majeure et suivie par plus d'un million de personnes sur Instagram, Paola Locatelli a pris du recul et analyse cette période de sa vie avec bien plus de lucidité. "J’avais 14 ans, tout le monde le savait. Même si les gens disaient elle fait plus grande que son âge, ça se voyait que j’avais une tête de bébé", a-t-elle insisté.
À cette époque-là, je pensais que j’étais grande, que je faisais grande, mais en fait maintenant que j’ai 21 ans et que je me regarde à 14 ans, j’étais un bébé Cadum.
D'après l'intéressée, certains hommes ont "profité de (sa) vulnérabilité" pour tenter d’entrer en contact avec elle. "C’étaient des pédophiles", a-t-elle fini par lâcher, sans détour.
"Ça me dégoûte"
Lancée dans ses déclarations, Paola Locatelli s’est également remémorée ces moments de son adolescence où elle a vu son corps se transformer et le regard des hommes sur elle complètement changer. "Du jour au lendemain, j’ai eu de la poitrine. Là, ça a vraiment commencé, la puberté, les regards. (…) Je ne me rendais pas compte à quel point j’étais hypersexualisée par des hommes plus âgés que moi", a raconté la marraine de l’association Aida, qui vient en aide aux jeunes atteints du cancer.
J’avais besoin de leur validation. (…) Je disais : "Les filles, trop drôle ce mec-là m’a draguée". Avec du recul, maintenant ça me dégoûte.
A-t-elle déploré, désabusée.
Pour rappel, comme indiqué dans l’article 227-22-1 du Code pénal, le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Une peine qui peut aller jusqu'à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, si les propositions en ligne ont été suivies d’une rencontre physique.