Sur les plateaux de TF1, Nikos Aliagas est partout. Toujours souriant, toujours disponible, toujours prêt à lancer un direct, un prime ou un événement d’envergure. À 56 ans, le visage incontournable de la chaîne semble traverser les saisons sans jamais laisser transparaître la moindre lassitude. Et pourtant, derrière cette constance se cache une discipline personnelle qu’il applique chaque jour.
Entre The Voice, Star Academy ou encore les NRJ Music Awards, le présentateur enchaîne les projets à un rythme que peu de professionnels pourraient tenir sur la durée. Les périodes de fêtes, souvent synonymes de ralentissement pour beaucoup, sont au contraire parmi les plus intenses de son calendrier.
Un rythme intense : "Je suis obligé de dire non à 60 %, 70 % des choses"
Dans les colonnes du Parisien, Nikos Aliagas a accepté de lever le voile sur cette cadence particulière et sur la manière dont il parvient à ne pas s’y laisser engloutir. Il y explique la concentration de ses tournages sur la fin d’année : “Mon travail est assez concentré en fin d’année car c’est la réalité de la télé. Je suis en direct et, en même temps, j’enregistre des émissions pour le début de l’année”.
Un enchaînement qui peut rapidement devenir vertigineux : “Parfois, je fais la semaine de 35 heures en 48 heures (Il rit.) Il y a des périodes avec des sollicitations permanentes. Je suis obligé de dire non à 60 %, 70 % des choses.”
Habitué à cette intensité depuis ses débuts, l’animateur reconnaît avoir connu des périodes encore plus extrêmes : “Quand j’avais la matinale d’Europe 1, je dormais quelques heures sur un canapé après The Voice. Je repartais de la radio pour enchaîner une interview pour 50’ Inside et terminer en studio avec Canteloup.”
Nikos Aliagas et son hygiène de vie irréprochable
Mais aujourd’hui, Nikos Aliagas a choisi de préserver son énergie sur la durée. Père d’Agathe et Andréas, il s’impose une hygiène de vie rigoureuse, pensée comme une protection autant qu’un moteur. “Je nage tous les matins après avoir déposé les gamins à l’école”. Et ce, quelles que soient les heures de fin de tournage : “Même si je finis à 2 heures du matin. Je ne mange pas n’importe quoi, je ne picole pas.” Sur son lieu de travail, il peut également compter sur un suivi corporel régulier grâce à la présence d’un ostéopathe.
Avec le temps, il a appris à ralentir juste ce qu’il faut pour ne pas se perdre dans la course permanente : “Aujourd’hui, j’ai arrêté des choses pour avoir plus de temps. Si tu n’as pas d’espace pour la famille, la vie sociale, cela se verra à l’antenne. Et si tu es coupé du monde, comment veux-tu lui parler ?”
Toujours soucieux de rester connecté à son public, Nikos Aliagas cultive aussi le lien humain au quotidien : “J’essaie d’écouter les gens, de leur parler, même le public des émissions. Je descends toujours les voir.”
Animateur infatigable et homme de famille attentif, Nikos Aliagas semble avoir trouvé sa propre formule pour durer sans s’épuiser.