La fin d’une époque. Frank Michael nous a quittés ce vendredi 12 juin 2026, à l’âge de 79 ans. C’est Sandra Gabelli, sa fille unique, qui a annoncé la triste nouvelle sur son compte Facebook. "Mon papa est parti. Je sais combien son public lui était attaché et je suis certaine que sa présence sera pour lui un magnifique témoignage de respect, de reconnaissance et d’affection", a-t-elle écrit, informant que "les visites (…) seront ouvertes à toutes les personnes qui souhaitent venir lui dire au revoir".
Dans les colonnes du Parisien, son producteur Enzo Falcone a indiqué que Frank Michael avait succombé à un cancer du poumon. La triste nouvelle a fait réagir ses nombreux fans, mais également un autre célèbre chanteur, pourtant réputé pour toujours avoir été son rival, bien qu’il ait à peu près connu le même parcours.

Des mots qui ne passent pas
Il s’agit de Frédéric François, autre crooner belge d’origine italienne. Et ce n’est un secret pour personne, le disparu ne portait pas dans son cœur celui qui se nomme Francesco Barracato à l’état civil. "C'est quelqu'un que je ne supporte pas. Tous les plus grands sont des amis mais cette personne-là, ça ne passe pas", avait lâché Frank Michael en 2014, dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
Malgré ces déclarations, Frédéric François s'est fendu d’un message plutôt convenu et impersonnel sur Facebook, lorsqu'il a appris la disparition de son homologue : "C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de Frank Michael, artiste emblématique dont la voix, le talent et la sensibilité ont marqué plusieurs générations", a-t-il écrit dans une publication qu’il n’a pas longtemps laissée en ligne.
Et d’ajouter :
Tout au long de sa carrière, il a su toucher le cœur de son public par son authenticité, sa générosité et son immense passion pour la musique. Son parcours artistique restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui ont apprécié son œuvre et son engagement envers son art.

Mais malgré sa suppression, le message de Frédéric François n’a pas échappé à Sandra Gabelli, qui s’est empressée de monter au créneau, comme l’a rapporté le média DHnet. Et celle-ci partage sans nul doute le même avis que son père :
Aujourd'hui, lire un hommage public de votre part me laisse un goût amer.
A-t-elle réagi, lui reprochant, au passage, d'être hypocrite et de faire de la récupération médiatique.
Des obsèques publiques
Frank Michael rejoindra sa dernière demeure ce samedi 20 juin, après la cérémonie funèbre qui aura lieu à partir de 10 heures, en l’église Saint-Firmin de Rotheux-Rimière, en Belgique. Un dernier rendez-vous auquel pourront se joindre tous ses fans désireux de lui faire leurs adieux :
La chanson Combien de roses sera mise à l'honneur à l'église afin que, si vous le souhaitez, vous puissiez lui offrir une dernière rose...
A fait savoir Sandra Gabelli.
Jusqu’à ce vendredi 19 juin, les admirateurs de Frank Michael ont pu se rendre au funérarium Foret & Tejean, à Jemeppe-sur-Meuse, pour lui rendre un dernier hommage.
Né le 7 mai 1947 à Bedonia, dans la province de Parme, Franco Gabelli, de son vrai nom, a quitté l’Italie pour la Belgique avec sa famille, alors qu’il n’était âgé que de 3 ans. Il a grandi à Seraing, dans la province de Liège et a sorti son premier single, Je ne peux vivre sans toi, en 1974. Mais c’est surtout avec le morceau Dites-lui que je l’aime, sorti deux ans plus tard, qu’il s'est fait connaître du grand public, avant de définitivement s'imposer dans l'industrie musicale.