La triste nouvelle est tombée ce dimanche 15 mars et a suscité une vague d’émotion. L’acteur et humoriste Bruno Salomone nous a quittés à l’âge de 55 ans. "C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone. Il s'est éteint ce dimanche 15 mars après s'être battu contre une longue maladie", a annoncé son agent, Laurent Grégoire, à l’AFP.

Bruno Salomone a commencé sa carrière au début des années 90, en remportant le télé-crochet Graines de star, sur M6. En 1998, il devient l’un des membres de la troupe Nous Ç Nous, avec Éric Massot, Emmanuel Joucla, Éric Collado et Jean Dujardin. Cette bande de copains déjantés a fait les belles heures de l’émission de Patrick Sébastien, Fiesta, diffusée sur France 2.

En 2000, Bruno Salomone décide de se lancer en solo avec son premier one-man-show, N’est pas cochon d’Inde qui veut. En parallèle, il fait ses débuts au cinéma dans le film Gamer, de Patrick Levy, aux côtés de Saïd Taghmaoui. En 2004, il retrouve ses anciens collègues Jean Dujardin et Éric Massot dans le film Brice de Nice, puis prête ses traits au soldat romain Caïus, dans la deuxième saison de la série Kaamelott.

L'ex de Julie Gayet était également connu du grand public pour son rôle de Denis Bouley, un père d’une famille recomposée tendre et attachant, dans Fais pas ci, fais pas ça. La série de France 2 a connu un large succès et est restée à l’antenne durant dix ans, entre 2007 et 2017.

Une pluie d’hommages

Dès l'annonce de son décès, les hommages ont afflué de toutes parts sur la Toile, de la part d’anonymes comme de personnalités publiques, qui ont tous salué la mémoire d'un homme aussi talentueux que discret, qui n’avait jamais déclaré publiquement souffrir d’une quelconque maladie.

Parmi les nombreuses réactions, celle de Stéphane Guillon, qui a côtoyé Bruno Salomone dans les cafés-théâtres et les scènes ouvertes des débuts : "Il y a des disparitions qui font réellement de la peine. Une peine à la hauteur de la gentillesse et du talent de Bruno Salomone. "Il est le plus doué d'entre nous", disait de lui récemment Jean Dujardin dans une interview. Et comme c'était vrai. Imitateur, comédien, auteur et merveilleux camarade", a écrit l'ancien chroniqueur de Salut les terriens !.

Et de poursuivre, bouleversé, se souvenant de leurs années de jeunesse communes :

Je ne faisais pas partie de ces amis intimes mais je fréquentais les mêmes cafés-théâtres, les mêmes scènes ouvertes. Et j'ai eu la chance de débuter avec lui, de précéder ou de suivre cette joyeuse bande qu'étaient les Nous C Nous. De Bruno, je garde un sourire éclatant, des rires et jusqu'au bout le sens de l'auto-dérision même quand la vie devient particulièrement cruelle.

Jean-Luc Reichmann, qui a connu Bruno Salomone à l’époque des Nous Ç Nous, a lui aussi exprimé sa peine sur Instagram : "Mauvaise nouvelle… J'apprends avec une immense tristesse la disparition, à 55 ans, de Bruno Salomone avec qui nous avons partagé tant de fous rires à la grande époque des Nous C Nous. Une grande pensée à tous tes proches mon Bruno. Repose en paix".

Un homme regretté

De son côté, Michèle Bernier ne s’est pas fendue d’un long discours mais a résumé le sentiment général en quelques mots : "Mais quelle tristesse…". Pareil pour Vincent Desagnat, qui s’est dit "tellement triste". Quant à Bernard Montiel, il a avoué être "sous le choc" : "Quelle tristesse ! (…) Tellement un bonheur de le rencontrer à chaque fois ! RIP".

Liane Foly a également rendu hommage à son "frère de cœur", lui souhaitant un "voyage doux comme {il} l’était" :

Talentueux, généreux, discret, créatif, entier, humble, juste quelqu'un de bien. Quel privilège de t'avoir connu, frère de cœur et de misophonie. Dans l'infinie tristesse de ton départ, ta lumière jaillit. Repose en paix, l’artiste.

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