Le 27 mai 2026, Anne, plaignante dans l’affaire Patrick Bruel, a tenu à éclaircir dans Paris Match les propos des conseils de l’artiste. Ces derniers n’ont pas manqué de l’accuser d’avoir tenté de soutirer de l’argent au chanteur pour qu’il puisse acheter son silence.
Anne, une première plainte déposée en 2019
Tout comme Flavie Flament, elle affirme avoir été âgée de 16 ans au moment des faits reprochés. Elle parle alors d’une relation sexuelle non consentie avec le chanteur, qui avait à l’époque 36 ans :
"Il était venu me chercher chez moi (...) nous sommes allés dans son appartement et ensuite c’est le grand flou. Je n’ai que des flashs, dont une image de lui en train de me pénétrer."
Par la suite, le chanteur aurait appelé un taxi pour qu’elle puisse rentrer chez elle. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Celle qui est devenue chanteuse par la suite s’est de nouveau rendue chez lui plusieurs années plus tard, en 2010, afin de lui faire écouter ses maquettes. D’après ses dires, Patrick Bruel aurait alors essayé de lui imposer une fellation puis l’aurait embrassée de force.
"J’avais envie de vomir (...) je suis partie très vite", a confié celle qui a donc porté plainte en 2019, avant de voir celle-ci être classée sans suite l’année suivante par le parquet de Nanterre. Une nouvelle plainte pour tentative de viol a néanmoins été déposée le 13 mai dernier.
Elle confesse avoir songé à un arrangement à l’amiable avec Patrick Bruel
Pour contrer ces accusations, les avocats de Patrick Bruel, Me Céline Lasek et Me Christophe Ingrain, ont reproché à la plaignante d’avoir voulu extorquer de l’argent à leur client pour qu’il achète son silence :
"Ces faits, démentis par Patrick Bruel, ont fait l’objet d’une enquête judiciaire. Ils ont été classés sans suite. La demande financière adressée par cette personne, qui a réclamé 1 million d’euros ou un bien immobilier, a été faite oralement et par écrit via des proches", peut-on lire dans Paris Match.
Face à cela, Anne a tenu à apporter des précisions sur ces allégations :
"Oui, j’ai envisagé, à un moment, un arrangement à l’amiable. Et je n’en ai pas honte. J’étais en plein confinement, isolée, désorientée. (...) Avant de me lancer dans un combat aussi long et douloureux, j’ai voulu mesurer ce à quoi je m’exposais. C’est humain. Le fait d’envisager une issue amiable ne rétroagit pas sur la réalité des faits. Ces deux choses sont absolument indépendantes", a-t-elle confié.
Une mise au point qui intervient alors que, depuis l’enquête menée par Mediapart sur Patrick Bruel au mois de mars dernier, les témoignages et dépôts de plainte à son encontre ne cessent de pleuvoir.